Lundi 22 septembre 2025, les hôtels de ville de Rennes, Saint-Jacques-de-la-Lande et Carhaix-Plouguer ont vu flotter un drapeau palestinien. Leur geste symbolique faisait écho à l’annonce du président de la République, qui a officiellement reconnu l’État de Palestine lors de son discours à l’ONU.
Dès le lendemain, les préfets d’Ille-et-Vilaine et du Finistère ont saisi la justice pour faire retirer ces couleurs. Ils reprochaient aux élus de ne pas respecter le principe de neutralité qui s’impose aux services publics. Traduction : une commune n’est pas censée prendre position dans un conflit international, compétence qui relève uniquement de l’État.
Problème pour les représentants de l’Etat : dans les trois villes, les pavillons avaient déjà été enlevés le soir même du 22 septembre, après le discours présidentiel à New York. À Rennes, par exemple, seuls restaient les drapeaux français, européen, breton et celui de la Journée mondiale des sourds.
Le tribunal administratif de Rennes a donc considéré que les recours n’avaient plus de raison d’être. « Les décisions municipales avaient épuisé leurs effets », confie le juge des référés dans ses ordonnances de 23 septembre. « il n’y avait donc plus lieu de statuer. » En revanche, la justice ne s’est donc pas prononcée sur le fond : un maire peut-il ou non hisser un drapeau étranger sur sa mairie pour marquer un soutien politique ?


