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AU DÉPART DE LA ROUTE DU RHUM : CE FUT LA ZONE POUR UNE HISTOIRE DE GROS SOUS !

Ecrit par robert malo

A l’heure où l’on écrit ces lignes, les marins de la Route du Rhum sont en mer dans la tempête. Mais avant leur départ, ce fut la…tempête juridique du côté de l’organisation, à cause des plaisanciers malouins visiblement mécontents de ne pouvoir assister aux spectacles des Ultimes (multicoques géants) dans la baie de Saint-Malo. A défaut d’en être, ceux-ci ont demandé au préfet maritime d’interdire la présence de certains navires à usage commerciale (NUC), à quelques encablures de la zone des bateaux emblématiques et… a priori, ils ont obtenu gain de cause.

“Parqués” au Sud de la course, les marins locaux étaient au milieu des “cailloux” dimanche, entre le départ et fort la Latte. “Les organisateurs ont évoqué la sécurité pour nous mettre dans une zone. Mais cela n’avait rien à voir avec une question de sécurité !”, assurent-ils. Contre cette décision, ils ont protesté auprès des autorités. Mais rien n’y a fait… “Le directeur des Affaires maritimes est resté droit dans ses bottes et l’organisateur très condescendant. On nous a demandé de naviguer dans notre zone et rien de plus.”

Face à ce “mépris”, nos plaisanciers ont vérifié si les dizaines de semi-rigides à usage commercial (hors-bord) accrédités par la société OC SPORT, organisatrice de la Route du Rhum, et affrétés notamment par la société́ Armarib’s avaient le droit d’être dans leur zone. Bingo, ils n’étaient pas autorisés. “Au Nord de la course, la zone 2 (à côté des Ultimes) était réservée aux navires à passagers et aux moyens de course et de presse. Elle excluait les NUC (vieux gréements et les semi-rigides). L’arrêté était restrictif mais ce sont eux qui l’ont écrit… “, explique leur avocat, Sébastien Collet.

La pilule a été dure à avaler. “Les semi-rigides étaient loués entre 3000 et 4500 euros la journée”, confient les plaisanciers. “Vous imaginez le manque à gagner pour les organisateurs qui se sont servis de leur zone nord pour faire valoir leurs prestations tarifées ! C’est l’arroseur arrosé…L’organisateur a voulu exclure les plaisanciers locaux du spectacle. Il a tenu la plume de l’arrêté préfectoral, mais il s’est lui-même tiré une balle dans le pied”, indique un des plaisanciers. Contre la “privatisation et la monétisation” de la mer par un “organisateur qui n’est pas le fondateur de la route du Rhum”, les plaisanciers ont gagné une bataille navale, mais s’inquiètent de l’avenir de la course. “Le long des quais, le village installé cette année pourrait être bien payant dans quatre ans. Les organisateurs y réfléchissent, semble-t-il”, confie un des plaisanciers. Une autre polémique à venir…

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robert malo

1 Commentaire

  • .. On peut ajouter à ces griefs le regret que Mike Birch, le 1er vainqueur de la course en 78, que l’organisation ne l’ait pas invité à donner le départ, ce qu’il aurait aimé et mérité de faire (pourquoi pas avec la Ministre) à 87 ans..

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