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AU CENTRE DE RÉTENTION DE RENNES : SUICIDE D’UN ROUMAIN PAR PENDAISON

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Le 19 décembre dernier, un Roumain âgé de 35 ans avait tenté de se donner la mort par pendaison au Centre de rétention administrative de Rennes, après avoir été interpellé un ou deux jours avant (sources : AFP). Après 9 jours d’hospitalisation entre la vie et la mort, il est décédé le samedi 28 décembre. “Il avait exprimé une détresse assez profonde en fin d’après-midi et dans la soirée, indiquant qu’il voulait se suicider, mais rien de spécial n’avait été mis en place par la police”, a déclaré Maryse Boulard, membre de la Cimade (association d’aide aux réfugiés) à l’AFP. “Avec ce nouveau drame, c’est la politique d’enfermement du gouvernement qui est en cause”, ajoute dans un communiqué la Cimade.

Combien faudra-t-il de morts pour que le gouvernement mette un terme à une politique d’enfermement et d’expulsion qui a franchi depuis de long mois la ligne rouge ?”, s’interroge l’association. “Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, c’est la cinquième personne qui décède dans ces lieux de privation de liberté. Intervenant dans les centres de rétention depuis, nous n’avons jamais observé une telle série de drames.”

L’association pointe aujourd’hui “une politique d’enfermement dont le caractère inhumain n’a cessé de se renforcer. Des personnes très fragilisées, dont certaines sont atteintes de troubles psychiatriques avérés sont fréquemment enfermées en rétention. Les taux d’occupation des CRA ont fortement augmenté et la durée maximale de rétention a doublé suite à la dernière réforme législative.”

La Cimade et de nombreuses autres organisations interpellent désormais le gouvernement.”Près de 25 000 citoyens ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’intérieur qui reste sourd à cette alerte malgré les drames qui s’enchaînent. Au contraire, les préfectures ont pour instruction d’enfermer toujours plus de personnes dans ces lieux de privation de liberté. La construction de trois nouveaux CRA a même été annoncée à Bordeaux, Lyon et Orléans.”

Le 10 décembre dernier, une autre personne avait menacé de mettre fin à ses jours dans le bureau de La Cimade au sein du CRA du Mesnil-Amelot. “Cet été, plusieurs tentatives de suicide ont eu lieu dans le même centre. Au CRA de Toulouse, le 9 décembre une personne s’est pendue juste après avoir appris la prolongation de sa rétention pour 30 jours. Elle a été découverte à temps. Mais au lieu d’être libérée, elle a été maintenue en rétention avec des allers-retours avec l’hôpital psychiatrique.”

Crédit : Cimade

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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