7 kilos d’herbe de cannabis, 15,5 kilos de résine de cannabis, 9,8 kilos de cachets d’ecstasy, 11,3 kilos de kétamine, 1,5 kilo de cocaïne et une quantité phénoménale d’armes : deux individus comparaissaient aujourd’hui devant les juges à Rennes. Ils ont demandé un délai pour préparer leur défense.
Être pris la main dans le sac n’a jamais été aussi bien illustré. Le 6 novembre dernier, les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) de Rennes interpellaient deux jeunes hommes au moment d’une transaction de stupéfiants à Chantepie. « L’interpellation est survenue au moment où ils se remettaient un sac contenant des produits stupéfiants », indique le procureur Frédéric Teillet.
Le premier, âgé de 19 ans et identifié comme le vendeur, avait alors conduit les enquêteurs jusqu’à un logement loué à Rennes. À l’intérieur et dans sa cave : 40 kilogrammes de drogues diverses (allant du cannabis à la kétamine) et des armes de guerre. Sur place, la police saisit alors un fusil d’assaut de type AK47 Kalashnikov, un .22 long rifle, un pistolet mitrailleur, un Colt et un pistolet semi-automatique. Le tout entreposé parmi de nombreuses boîtes de munitions et plus de 16 000 euros en liquide.
Le second, considéré comme un livreur, n’a pas trente ans. Auteur-interprète sans cachet à Nantes, il reconnaît faire quelques allers-retours risqués pour un bénéfice ridicule. « Il ne s’agit que du dernier maillon de la chaîne délinquante », insiste son avocat. « Ce n’est pas une tête de réseau… je ne suis pas sûr que la détention provisoire soit une solution », précise-t-il face à la procureure de la République qui demandait la transformation de son contrôle judiciaire en prison.
Les deux prévenus ont refusé leur jugement selon le régime de comparution immédiate et ont demandé un délai pour préparer leur défense. Cette volonté a été respectée, le jugement ayant été repoussé au 7 janvier 2026. Le vendeur est maintenu en détention provisoire, le livreur a pu repartir à Nantes.


