11.6 C
Rennes
mercredi 29 avril 2026
AccueilActualitésA une heure de Rennes : 160 000 personnes, musique et rires...

A une heure de Rennes : 160 000 personnes, musique et rires au V and B Fest’

Quatre jours, cinq scènes, des dizaines de milliers de festivaliers, et au moins autant de pas perdus pour retrouver sa tente : le V and B Fest’ a transformé une nouvelle fois la Mayenne en capitale éphémère de la fête. Entre concerts XXL, logistique huilée et anecdotes dignes d’un film de Kusturica, l’édition 2025 restera dans les mémoires.

Tout le week-end, des grands écarts musicaux ont été assumés. Justice en a étonné plus d’un avec son électro magistrale, Mika avec sa pop colorée, Vald et Gazo avec son rap frontal, AURORA avec sa magie nordique, sans oublier les riffs massifs de Carcass ou Amenra. En quatre jours, on est passés du pogo sauvage à la contemplation poétique, le tout sur le même site.

Jeudi 21 août, le festival a démarré fort avec Justice, qui a transformé la grande scène en vaisseau spatial électro. Leur show, calibré au laser, avait de quoi exiger un passeport intergalactique. Dans un registre plus terre-à-terre, Bigflo & Oli ont apporté fraîcheur, sourire et punchlines accessibles, parfaits pour « réancrer » les festivaliers après ce décollage. Puis AURORA a envoûté la Mayenne de sa voix aérienne : certains ont juré avoir ressenti une avalanche émotionnelle, d’autres se sont simplement laissés glisser dans son univers nordique.

Le lendemain, Mika a repeint la scène de toutes les couleurs possibles, comme une fête foraine musicale où chacun retrouvait ses 10 ans. Derrière lui, Boris Brejcha a envoyé une techno survoltée qui a fait perdre tout libre-arbitre aux jambes, désormais en mode robotique. ValdYoussouphaL’EntourloopOxmo Puccino et Kompromat ont ramené du groove, de la poésie et de quoi relancer les batteries fatiguées du jeudi. Pendant ce temps, sur la scène Craft, les métalleux de CarcassZeal & ArdorSilmarils et Sujin ont déclenché des moshpits garantis, laissant les cervicales en option mais les sourires intacts.

La journée de samedi ressemblait à un voyage express autour du globe. Fontaines D.C. ont offert leur post-punk irlandais, sombre mais étrangement réconfortant, comme un karaoké de mélancolie joyeuse. Afrojack a ensuite fait trembler les basses jusqu’aux fondations, pendant que Gazo et Hoshialternaient entre punch rap et douce mélodie. Kavinsky, en bon maître de la nuit, a servi la bande-son idéale pour tes rêves futuristes. Steel Pulse a ramené un rayon de soleil jamaïcain jusqu’aux champs mayennais, pendant que le jeune prodige El Figo, 14 ans à peine, confirmait son statut de sensation électro : platines affûtées, énergie contagieuse et déjà la prestance d’un habitué d’Ibiza.

Le dernier jour a mélangé l’émotion, la fête et l’absurde. Julien Doré a déroulé ses mélodies envoûtantes, mêlant humour et douceur, avant que FISHER ne fasse danser jusqu’aux sacs à dos, littéralement en sueur. The Kooks ont ramené un vent de nostalgie pop, parfait pour reprendre son souffle, tandis que Gims et Jok’Air imposaient leur duo rap et mélodique. Sur scène, les pirates fous d’Alestorm ont transformé le site en taverne géante : riffs balancés comme des boulets de canon, refrains hurlés en chœur et pintes de rhum levées haut, le tout dans une ambiance de pogo marin. Mais la dernière surprise est venue de Perceval, ce DJ breton atypique, heaume de chevalier vissé sur la tête et kilt celtique au vent, qui a clôturé la cinquième édition avec un cocktail improbable : techno galopante et flûtes médiévales. Résultat : une taverne enchantée où tout le monde a dansé comme si on venait d’inventer le “fest-noz futuriste”.

On retiendra la superbe ambiance, les retraits de bracelets fluides, le camping à prix modique… et surtout, ce festivalier éperdu, venu demander aux objets trouvés si sa femme avait été déposée là. À ce stade, on hésite encore entre drame conjugal et meilleure vanne de l’édition. Habituellement discrets, les agents de sécurité ont assuré un spectacle parallèle à la programmation officielle. Portés façon Dirty Dancing, défilés improvisés avec des accessoires lancés par le public, sauts synchronisés pour relancer l’ambiance… Et l’apothéose : Luc, le chef sécurité (Grand barbu d’environ 140 kg de charisme et de muscle, fumant des barreaux de chaise comme des Malboro), gratifié d’un énorme câlin sur scène par le chanteur Cali. Autant dire que même les vigiles ont volé la vedette.

 

// Dernières nouvelles publiées

un dédale de plaisir

Présent sur près de 40 sites partout en France, Pop Corn Labyrinthe propose chaque été, des labyrinthes éphémères qui prennent vie au cœur des...
- Advertisement -
- Advertisement -

// Ces articles peuvent vous intéresser