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A CAUSE D’UN VIRUS : PLUS DE FIÈVRE DU SAMEDI SOIR AU STANLEY

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On savait le Stanley en redressement judiciaire. Mais les noctambules espéraient un répit, un sursaut. Malheureusement, la Covid-19 est passée par là ! Elle a vaincu les bonnes volontés des deux propriétaires, Dominic Rousseau et Alexandre Delannoy. Tous deux ont baissé les bras… et les rideaux d’une des plus belles boites de nuit rennaises le 4 novembre dernier, après la liquidation judiciaire de leur société.

Dominic Rousseau et Alexandre Delannoy.

Un déhanché à la daho

C’est la fin d’une belle aventure née en 1976, date d’une sécheresse mémorable et d’une année encore plus chaude sur les pistes de danse. Créé par Bruno et Sigrid Delahaye et un certain Stanley Rouvray, le Stanley était un endroit “in” pour les “off” des nuits rennaises. Il accueillait toute une jeunesse dorée (ou non), lors de fêtes débridées des “faluchards” de la fac de Droit ou encore de médecine.

Dans cette bâtisse du XVIIe siècle, on se déhanchait à la Daho (il y fut DJ selon la légende). On s’y trémoussait au rythme de la house et on y frimait au comptoir aux côtés de charmantes jeunes filles (si possible !). Loin de Rennes, il fallait trouver un chauffeur sympa pour s’y rendre ou emprunter un bus aux côtés du “gros lourdaud” de service. Mais une fois là-bas, on appréciait de danser sous la boule à facettes ou à la belle étoile dans le parc arboré agrémenté d’un magnifique plan d’eau. “J’ai même esquissé quelques pas de danse sur le toit”, se souvient Jean-Baptiste, lors d’une soirée de « pochtrons » avinés.

Quelques avoinées !

Là-bas, le tout Rennes s’amourachait, le tout Rennes picolait raisonnablement (ou parfois non). Là-bas, on discutait jusqu’au bout de la nuit dans les différents salons ou près de la magnifique cheminée. Dans cette discothèque, les DJ se succédaient au gré des tendances et les générations tout autant mais l’ambiance était toujours là. C’était l’endroit où seuls les bons vivants avaient le droit d’y pénétrer et les premiers de la classe étaient refoulés. On y fêtait dignement la fin des examens, l’anniversaire d’un ami ou tout simplement la fièvre du samedi soir. Foutu virus…

Petite info de Dominic Rousseau : “Nous étions en redressement judiciaire”, explique-t-il. “Par cette procédure, nous espérions augmenter notre chiffre d’affaires ; ce qui était le cas depuis octobre 2019 (37% de plus). Nous devions revoir le tribunal le 25 mars 2020. Mais à cause du confinement le 15 mars, aucune issue n’était possible. Comme pour tout autre secteur, nous ne pouvions prétendre à aucune aide.” 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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