Dans le quartier Baud-Chardonnet, il y avait déjà le bistrot. Il y a désormais une église pour donner une touche spirituelle et fraternelle. Ce samedi 7 février, l’église Marcel-Callo a été inaugurée en grande pompe, en présence de nombreux fidèles, de la maire de Rennes, Nathalie Appéré et de l’évêque, Monseigneur Pierre d’Ornellas.
Coincé entre deux immeubles, l’édifice religieux en impose avec sa façade constellée de magnifiques azulejos bretons (des carreaux peints à la main inspirés de la tradition portugaise). Il est décoré par le mobilier et la grande croix, signés du peintre-sculpteur Pierre Le Cacheux. « C’est un grand moment aujourd’hui », confie Gaël de Bouteiller, curé de la paroisse Saint-Hélier depuis six ans. « Un tel évènement n’arrive pas tous les jours dans la vie d’un homme au service de Dieu. Nous espérons apporter beaucoup de joie dans ce quartier, et lui donner un peu d’âme. »
Présents lors des différentes célébrations, des membres de la famille de Marcel Callo se disaient ravis d’être parmi les invités. « Aujourd’hui, je représente une branche de mon arbre généalogique et je suis fière d’être un membre de la famille de Marcel Callo. Cette église est magnifique et à l’image de Marcel : simple et conviviale », expliquait Marion Debray. « C’est un événement rare et exceptionnel qui honore un Rennais et catholique exemplaire », ajoutait Antoine Cressard, conseiller municipal d’opposition, présent aux côtés de l’adjoint au maire Marc Hervé et de sa tête aux prochaines municipales, Charles Compagnon.
Marcel Callo, né en 1921 à Rennes, fut un véritable héros de la foi et de la résistance spirituelle. Jeune scout, il développe très tôt un profond amour pour Jésus-Hostie et une volonté de servir les autres. Président de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne à seulement 17 ans, il est envoyé en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du Service du travail obligatoire. Dans cet enfer, il continue de faire rayonner sa foi en organisant des messes clandestines. Déporté au camp de Mauthausen, il meurt à 23 ans, laissant un témoignage puissant de courage et de sainteté. Il sera béatifié par Jean-Paul II en 1987. Un hommage lui est également rendu à l’église Saint-Aubin, place Sainte-Anne.
Ce samedi, à 18 h 30, une messe de dédicace, acte solennel par lequel un bâtiment devient officiellement un lieu de culte, a été célébrée au milieu de nombreux fidèles. Ce dimanche, de 14 h 30 à 17 h, une après-midi portes ouvertes permettra au public de découvrir l’église Marcel-Callo. Une messe y sera célébrée chaque samedi à 18 h, ainsi qu’en semaine le jeudi à 18 h 30.



