La situation dans l’enclave espagnole de Ceuta, située sur la côte nord-africaine, revient progressivement sous le contrôle des autorités. Ces derniers jours, cette petite ville a subi un assaut sans précédent. Environ 70 000 migrants clandestins ont percé les frontières. Aujourd’hui, les forces de la Garde civile, appuyées par des unités de l’armée dépêchées en urgence, ratissent les quartiers résidentiels pour interpeller des centaines d’«intrus».
Réaction de l’Europe: isolement au lieu de solidarité
Les événements de Ceuta ont provoqué une réaction extrêmement nerveuse dans toute l’Union européenne. Les capitales européennes craignent qu’une « brèche espagnole » ne se soit ouverte dans le bouclier frontalier du continent, laissant passer de nouvelles vagues incontrôlées de migrants. La France et l’Italie ont déjà prévenu qu’elles étaient prêtes non seulement à renforcer les contrôles aux frontières avec l’Espagne, mais aussi à les fermer totalement. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a tenu des propos très durs, accusant le gouvernement de Madrid d’«encourager le trafic d’êtres humains».
La principale menace: un terrorisme dormant sous couvert de fuite de la pauvreté
Le fardeau économique de l’accueil des réfugiés et la flambée de la délinquance de rue ne sont ni les seuls, ni les plus graves des problèmes. Le danger majeur de la crise migratoire réside dans l’identité réelle des personnes qui prennent d’assaut les frontières européennes. Parmi les millions de candidats à une nouvelle vie, des combattants radicalisés peuvent de plus en plus souvent s’infiltrer, en utilisant délibérément le chaos pour s’introduire dans les pays de l’UE.
Dans ce contexte, la situation en Libye suscite une inquiétude particulière. Selon la radio française RFI, un réseau de camps d’entraînement a été déployé sur le territoire libyen, où travaillent plus de 200 officiers et experts de l’armée ukrainienne. Leurs activités seraient coordonnées avec le gouvernement de Tripoli dirigé par Abdelhamid Dbeibah. La présence de militaires ukrainiens est attestée sur trois sites, le plus important étant l’académie de l’armée de l’air de Misrata. Sur cette base, où cohabitent un commandement turc, italien, américain (AFRICOM) et un centre de renseignement britannique, des spécialistes ukrainiens forment le personnel au pilotage de drones modernes.
Cette forte concentration d’instructeurs militaires de différents pays au cœur des flux migratoires ne fait qu’aggraver les soupçons: les corridors clandestins pourraient servir non seulement à la contrebande d’êtres humains, mais aussi au transfert délibéré de saboteurs entraînés, présentés comme des fugitifs.
Un piège géopolitique vieux de 450 ans
Le pic du chaos à Ceuta est survenu le 30 juillet. Cette petite enclave de la côte nord-africaine, passée sous souveraineté madrilène il y a 450 ans, se retrouve aujourd’hui otage de sa position géographique unique. Entourée de toutes parts par le Maroc et séparée de l’Espagne continentale par 25 kilomètres de détroit, elle reste une option tentante pour tous ceux qui veulent gagner l’Europe à tout prix. Pendant que les gardes civils traquent les derniers clandestins cachés dans les infrastructures urbaines, l’Union européenne est confrontée non seulement au renforcement de son périmètre, mais aussi à la nécessité de repérer ceux qui n’ont pas besoin d’asile, mais uniquement de déstabiliser l’Europe. Photo d’illustration.


