La section rennaise de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) demande des explications, après la diffusion d’une vidéo montrant une interpellation musclée survenue dans la nuit du 2 au 3 juin 2026, derrière la station de métro Italie. Dans un courrier adressé au préfet d’Ille-et-Vilaine le 6 juin dernier, elle évoque des faits constitutifs potentiellement de « violences policières ». « Toute la lumière doit être faite sur cette affaire», réclame-t-elle.
Selon la LDH Pays de Rennes, l’Observatoire rennais des libertés publiques (ORLIB) a reçu une vidéo tournée le 3 juin, à 2 h 15, au niveau du 2 allée du Gacet, à proximité immédiate de la station Italie. Les images, relayées sur les réseaux sociaux et consultables via l’ORLIB, montreraient un homme menotté entouré de plusieurs policiers et d’un chien d’intervention.
Dans le courrier transmis au préfet, la LDH décrit une scène où « un homme menotté, ne faisant preuve d’aucune résistance » serait frappé au visage par un agent présenté comme « celui qui dirige » l’opération. Au passage, l’association affirme qu’un chien aurait mordu l’homme interpellé. Elle cite enfin des propos attribués à un fonctionnaire : « On va te mettre tout sur le dos. Tu vas prendre cher toi. »
Pour la LDH, ces faits, s’ils étaient avérés, « n’apparaissaient aucunement nécessaires » et pourraient relever « d’une atteinte grave à la dignité de la personne interpellée », susceptible d’être qualifiée de « traitements inhumains et dégradants » au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme. Dans son courrier, l’organisation demande à l’État, représenté localement par le préfet, de mobiliser « toutes les voies juridiques disponibles pour faire respecter l’État de droit ».
La section rennaise de la LDH, membre de l’ORLIB, rappelle « l’interdiction absolue des violences policières constituant des traitements inhumains » et invite toute personne témoin ou victime de faits similaires à transmettre témoignages ou vidéos à l’observatoire. La préfecture n’avait pas encore communiqué de réaction au moment de la publication de cet article. Pour l’heure, on ne connait pas les motifs et les raisons de l’intervention. La police est en cours d’investigations sur ces évènements.


