Devant les bistrots, les tables débordent de monde. Ici, on s’accoude sur un comptoir en plastic, on prend le temps d’un verre, parfois deux. Ici, les conversations s’entrecroisent entre amis ou parfois simples connaissances. Certains restent debout, d’autres s’installent sur un coin de chaise ou directement sur le trottoir. L’ambiance est simple, vivante. Rien n’est vraiment organisé à l’exception des commandes de bières.
On vient autant pour voir que pour être là.
Au milieu de la rue, la musique prend le relais. Sous une tente, un groupe de rock enchaîne les morceaux. Pas de grande scène ni d’effets spectaculaires, juste des musiciens et un public à portée de voix. À quelques mètres, un DJ installe son matériel contre un mur couvert de graffitis. Là encore, les gens passent, restent quelques minutes ou plus longtemps. Ce qui frappe, c’est le melting…pot humain entre jeunes, habitués du quartier, familles, curieux de passage.
En fin de journée, rien ne s’arrête vraiment, ça se dilue. Les groupes se dispersent peu à peu. Certains restent encore autour d’un verre, d’autres repartent tranquillement. La rue retrouve son rythme habituel. La Fête de la paresse porte bien son nom. Elle cherche à offrir un moment suspendu. Et ça suffit largement.


