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samedi 30 mai 2026
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Une matinée de trail au cœur des bâtiments emblématiques

Ce dimanche 19 avril, Rennes s’éveille sous une lumière claire de matin et un grand soleil de printemps. Sur le mail François-Mitterrand, dès 7 h 30, l’organisation est en place, bien en place. Les bénévoles ajustent les derniers détails, les barrières délimitent l’espace, les premiers coureurs arrivent frais comme des gardons, souvent en petits groupes. On dépose un sac, on vérifie son dossard, on ajuste ses lacets. L’ambiance reste calme, mais concentrée comme juste avant le marathon de New York. « Le plus important, c’est d’être prêt à l’heure », glisse un participant, en jetant un coup d’œil à sa montre.

Le Rennes Urban Trail 2026 se met en route progressivement. À 8 h 30, la première vague du 7 km s’élance sous la musique, suivie d’une seconde à 9 h. Le 14 km prend le relais à 9 h 45 puis à 10 h 30. Enfin, le 24 km part à 11 h 40, avec une dernière vague à midi. Au total, 14 000 coureurs vont partir sur la matinée. Les départs échelonnés sont efficaces. Ils permettent de fluidifier le parcours, même si certains passages se resserrent inévitablement.

Très vite, la ville impose son rythme. Le bitume laisse place aux pavés, dont le bruit sec accompagne les foulées. Les rues étroites, les virages demandent de l’attention. « Sur les pavés, on ne court pas pareil », résume un coureur. Les escaliers ponctuent bien souvent le parcours : 700 marches pour le 7 km, 1 000 pour le 14, jusqu’à 2 500 pour le 24. Montées et descentes cassent l’allure, sollicitent les jambes, obligent à relancer la mécanique!

 

Comme chaque année, le parcours traverse des lieux emblématiques. La place de la Mairie de Rennes concentre les passages et les spectateurs. Les coureurs entrent dans l’Hôtel de Ville de Rennes, franchissent ses espaces intérieurs, avant de retrouver l’extérieur et de saluer les élus. Le Roazhon Park offre une séquence différente, plus ouverte, avec un passage dans les tribunes. La piscine Saint-Georges apporte une atmosphère plus feutrée, marquée par l’écho et l’humidité.

Comme chaque année, de nouveaux lieux s’ajoutent au parcours. Le passage par Le MeM introduit une ambiance plus sombre, presque confinée. À l’École européenne supérieure d’art de Bretagne, les coureurs traversent de grands espaces avant de s’engager dans un souterrain où le bruit des pas devient plus sourd. Ces variations contribuent à rythmer la course autant que les dénivelés.

Tout au long du parcours, les spectateurs accompagnent l’effort. À certains endroits, comme la place de la mairie, les quais, ils sont nombreux. Ailleurs, plus dispersés, mais toujours présents. Les encouragements, souvent simples, participent à maintenir le rythme. « On prend tout, même un petit “allez” », confie une participante.

À l’arrivée, les visages traduisent l’effort, mais aussi une certaine satisfaction. On récupère ses affaires, on échange quelques impressions, souvent autour des escaliers ou d’un passage marquant. « Ce n’est pas une course régulière, mais c’est ce qui fait son intérêt », résume un coureur. Le temps d’une matinée, les rues, les bâtiments et les lieux du quotidien deviennent un parcours et une expérience souvent amusante, mais parfois douloureuse ! Voir la video https://m.youtube.com/watch?v=4NBH8USPJP4&t=17s

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