Ce dimanche 21 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, la Grand’Chambre du Parlement de Bretagne a retrouvé une partie de son âme… et un large public. Tout au long de la journée, les visiteurs sont venus nombreux pour découvrir les six cartons restaurés, désormais réinstallés sur les murs de ce lieu emblématique (voir notre article).
Ces grands tableaux, appelés « cartons », sont les modèles grandeur nature qui avaient servi à la confection des tapisseries originales, détruites dans les incendies tragiques de 1994, puis de 1997. Réalisés par les artistes Édouard Toudouze et Auguste François Gorguet, ces cartons avaient été oubliés, roulés, stockés dans les réserves du Musée des Beaux-Arts de Rennes. Longtemps relégués à l’ombre, ils sont aujourd’hui au cœur d’un véritable retour à la lumière.
Leur restauration, lancée en 2015 à l’initiative de l’historien de l’art Guillaume Kazerouni, a mobilisé mécènes, chercheurs, restaurateurs et institutions pendant près de dix ans. Ce travail de fourmi a été soutenu notamment par la Fondation du Patrimoine, des entreprises locales, des particuliers passionnés et des associations. Redonner vie à ces cartons, c’était aussi restituer une page d’histoire bretonne au cœur même de l’institution judiciaire. Jeanne d’Arc, Nominoë, Du Guesclin, Anne de Bretagne… les figures peintes sur ces toiles monumentales ont prouvé encore une fois l’attachement des Rennais et des Rennaises pour l’art et le Parlement. Crédit photo : Enocq & Hardy



