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URBANISME À LA RENNAISE : LES ÉCOLOGISTES REGRETTENT DES PROJETS MONOLITHIQUES

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L’urbanisme rennais est aujourd’hui en crise ! Partout dans Rennes, de nombreux projets immobiliers de nos faubourgs sont critiqués par les associations riveraines, par des voisins devant le tribunal administratif, par les Amis du Patrimoine, par l’opposition municipale…Bref, tout le monde a un avis (le plus souvent négatif). Il reçoit aujourd’hui le soutien inattendu des écologistes, pourtant composante essentielle de la majorité municipale. 

Face à une transformation de notre ville inégalée et sur lequel les habitants n’ont plus prise, Matthieu Theurier, porte-parole du mouvement écologique, demande la régulation des prix. Mais plus encore, l’écologiste demande une croissance de la “végétalisation” dans les programmes immobiliers et la “préservation du patrimoine” rennais. “Le nouveau système de protection mis en place par la ville permet aujourd’hui d’empêcher vraiment les démolitions. Sans doute aurions-nous aussi intérêt à utiliser un système de classement pour protéger certaines maisons individuelles avec jardin sur les grands boulevards urbains afin d’éviter un urbanisme trop homogène sur les faubourgs”, ajoute-t-il, lors du conseil municipal. 

La plus grande qualité architecturale des constructions est aussi parmi leurs revendications. “Notre ville souffre de projets immobiliers trop monolithiques”, assure l’écologiste. Plus que la densité, ce sont surtout les formes urbaines qui font débat. Le centre-ville reste le quartier le plus dense de notre ville sans que les maisons à pans de bois ne soient a priori rejetées par les habitants. Alors que les nombreux immeubles de 6 étages sur les boulevards urbains font polémique malgré une densité moins forte que le centre-ville.”

Le jury citoyen constitué il y a quelques mois pour établir une charte “construction et citoyenneté” doit permettre d’engager un travail plus en lien avec les habitants et d’améliorer les architectures”, Matthieu Theurier. 

Encore une fois, la question des hauteurs fait légitimement réagir les écologistes.  “Nous avons toujours été opposés aux projets de grandes hauteurs qui ne nous semblent pas correspondre à l’histoire urbaine de notre ville. Sur les faubourgs urbains, nous avions souhaité que les hauteurs soient limitées à 8 étages et le Plan local d’Urbanisme prévoit bien cette limitation. C’est évidemment une bonne chose.  Mais aujourd’hui, on voit émerger plusieurs projets beaucoup plus hauts, autour de 17 étages. Je pense au site actuel d’Aiguillon construction à la Poterie, ou le projet de la route de Vezin. À ces endroits comme ailleurs nous pensons toujours que de telles hauteurs ne sont pas cohérentes avec le tissu urbain existant et nous souhaitons que ces projets puissent être revus.” 

Accentuer la végétalisation, monter en qualité architecturale, travailler en lien étroit avec les habitants, développer des outils pour maitriser l’urbanisation des grands boulevards urbains, et stopper les projets de grandes hauteurs, voilà parmi les modifications qu’il semble essentiel aux écologistes d’apporter prochainement au Plan local d’urbanisme. “Pour affirmer Rennes comme une ville verte et solidaire. Pour faire en sorte que le rythme de transformation de notre ville soit lui aussi à échelle humaine.”  

 

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jean-christophe collet

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