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UNE MAISON POUR ACCUEILLIR LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES

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Les sévices faits aux femmes demeurent une plaie. En 2020, 102 d’entre elles sont passées de vie à trépas sous les coups de leur partenaire (ou ex-époux). « En moyenne, chaque année, 135 000 filles, mères et épouses sont victimes de violences sexuelles (hors du ménage) », ajoute Priscilla Zamord, élue écologiste de la ville de Rennes. C’est dire si le mal est profond à Rennes et bien sûr sur l’ensemble du territoire. 

Pour améliorer l’accueil des femmes, la ville de Rennes soutient le projet porté par le CHU de Rennes et l’Asfad (https://www.asfad.fr/lasfad/). Elle délivrera une subvention de 1,3 million d’euros maximum (600 000 € en 2022 et le solde en 2023) pour la création d’un lieu dédié sur le site de l’Hôpital Sud. « Au cœur de cette structure, soignants, travailleurs sociaux, acteurs de la justice et du droit collaboreront pour accompagner ces femmes et leurs enfants », explique la municipalité. 

Ce projet s’inspire notamment de la Maison des Femmes de Saint-Denis. Dans ce endroit, les victimes de violences trouveront une écoute bienveillante et un accès aux traitements. « L’équipe sur place sera composée de soignants, de travailleurs sociaux et de professionnels du droit.»  Dans cet équipement, tout sera pensé comme un lieu thérapeutique, avec des aires de vie et de repos. « Les femmes auront la possibilité d’y déposer des affaires, d’y laver son linge et d’y manger. » 

Il est difficile d’imaginer l’ampleur des violences qui s’abattent sur les femmes. Ouvertes ou insidieuses, ces violences coûtent en France 22 milliards à la société », explique Sandrine Caroff-Urfer (En Marche).

L’Asfad prendra en charge sa construction et le CHU l’accueillera, à titre gracieux, sur une parcelle de 380 m², à l’entrée de l’Hôpital Sud. Il sera constitué de bureaux médicaux, d’entretien social ou psychologique, de salles d’activité, d’espace de vie, de multimédias, de convivialité, et d’autres spécifiquement pensés pour les enfants. L’ouverture du site est prévue pour l’été 2023. « Le plan de financement envisage un investissement s’élevant à 1,5 million d’euros, dont 1,3 million d’euros maximums à la charge de la Ville. »

Infos + : La ligne téléphonique départementale de la plateforme de lutte contre les violences conjugales, accessible 24 h/24 et 7 j/7, sera hébergée (02 99 54 44 88) dans le lieu. Dans ce lieu, voici les services envisagés : des ateliers collectifs pour la reconstruction de l’estime de soi, des prises en charge spécifiques des enfants et adolescents, des accompagnements aux démarches administratives, des consultations médicales de planification familiale et d’interruptions volontaires de grossesses (IVG) compléteront l’offre de soins…

Le souhait : « Il nous manque un espace métropolitain dédié à l’égalité femmes-hommes. Ce lieu ouvert au public permettrait de constituer un centre de ressources et d’information, de mener de la prévention, de mobiliser les acteurs du territoire », explique Sandrine Caroff-Urfer. 

Le coup de colère. Sur un sujet aussi important, il serait bon ton de ne pas utiliser au conseil municipal un langage aussi obscur et novlangue. Pour accueillir toutes les femmes dans cette Maison, on ne veut plus entendre : un « environnement qualifiant de sa propre qualité », ni « trouver son espace de sororité » ou encore « projet pluripartenarial » et « reconstruction efficiente ». De grâce devant tant de souffrances, parlons sobrement à toutes avec des mots simples. Crédit photo : CHU de Rennes. 

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jean-christophe collet

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