Ce 8 avril restera gravé dans les mémoires des festivaliers mythosiens ! Après les mélopées électriques de Peter Doherty et les ritournelles mélodieuses de Belin, Sam Sauvage est monté sur la scène du Cabaret Botanique. À 22 h, le jeune homme a livré un concert énergisant, habité et dynamisant, dans la chaleur presque estivale de la capitale bretonne.
Attendu au tournant par les grincheux qui s’interrogeaient sur ses capacités scéniques, la Révélation masculine aux Victoires de la Musique a rapidement coupé court aux récriminations, en donnant sans doute l’une des meilleures prestations de Mythos. Dans un style bondissant, le jeune chanteur aux chaussettes rouges a électrisé ses fans — et même les autres — dès les premières notes. Il a même séduit définitivement les plus récalcitrants grâce à son tube Les gens qui dansent, où ses tonitruants “j’adore” nous emmenaient parfois vers des sonorités à la Philippe Katerine.
Par sa voix délicieusement suave flirtant avec des graves ascendants, Sam Sauvage n’a laissé personne indifférent. Il a fait fondre les midinettes (et les plus âgées), lors d’un moment hors du temps intitulé Un cri dans le métro. On avait alors la délicate impression d’être devant Stromae en version plus rock.
Grâce à ses mélodies dansantes et parfois enivrantes, l’homme à la cravate et à la chemise blanche immaculée a emmené les Rennais jusque tard dans la nuit. Il faut dire que le chanteur a su toucher les Bretons avec des références appuyées à la région : on l’a notamment entendu évoquer le chouchenn et s’excuser, presque, d’être Parisien.
Conteur de fables, ce Boulonnais d’origine a trouvé son public hier soir. Accompagné notamment par David à la batterie et Doriane, le chanteur a subjugué les festivaliers par sa présence scénique, son côté dandy rock, son énergie et sa véritable empathie avec le public. On tient peut-être là une future égérie pop-rock. Une chose est sûre : la pop-électro française n’est pas morte mercredi soir. On en redemandait presque. Mythos se poursuit ce soir.



