Le dossier de reconstruction de l’école Trégain (voir notre article) a réveillé un vieux sujet de colère : les rats dans l’établissement. « Ce qui est insupportable, c’est leur présence régulière, et cela depuis plus de dix ans », a martelé Carole Gandon, porte-parole de l’opposition, lors du dernier conseil municipal. Pour preuve, elle a cité un précédent marquant. « En 2013, une élève avait été mordue et hospitalisée. Plus récemment, les parents ont manifesté et bloqué l’entrée de le Trégain pour dénoncer leur circulation dans la cour et dans les locaux ».
Pour l’élue de Révéler Rennes, la mairie n’a pas agi avec fermeté. « À part quelques interventions ponctuelles, la municipalité n’a jamais pris ce problème à bras-le-corps. Elle a même rejeté la faute sur les résidents. Mais plutôt que d’accuser le quartier, prenez vos responsabilités. Sinon, dans la nouvelle école Trégain, les rats reviendront. …»
« Oui, il y a des rats dans la ville »
Adjointe au maire, Gaëlle Rougier a reconnu la difficulté. « Si vous étiez à ma place, vous sauriez qu’il n’y a pas qu’à Trégain qu’il y a des rats », ajoute-t-elle. À Jean-Zay aussi, nous avons été sollicités. En fait, oui, il y a des rongeurs dans la ville ! Le réchauffement climatique encourage les portées,mais aussi la présence de déchets autour de l’école, laissés par les habitants et les dealers. »
Contre cette prolifération, Gaëlle Rongier a précisé les mesures prises. « Plus de 200 pièges ont été disposés l’an dernier autour et dans l’école. Chaque matin, avant l’ouverture, le dératiseur passe pour vérifier. Quand un ou deux rats s’introduisent, l’action est immédiate, dans la journée. » Dans le quartier de Maurepas, la reconstruction de Trégain devrait permettre de tourner la page. « Avec un bâtiment neuf, plus compact et mieux isolé, nous pourrons empêcher ce type de problème. Nous sommes désormais dans une démarche préventive qui porte ses fruits. »


