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TRAFIC DE STUPÉFIANTS: LE PROCUREUR VEUT UNE RÉACTION FORTE, PRAGMATIQUE ET RAISONNÉE

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Depuis quelques semaines et mois, la ville de Rennes fait la une de l’actualité pour de nombreux règlements de compte sur fond de trafics de stupéfiants au Blosne, à Villejean, au Gros Chêne dans une moindre mesure à Cleunay . “Il y en a un nombre certain, beaucoup trop à mon goût”, assure le procureur de la République, Philippe Astruc. “C’est insupportable et inacceptable.”

En quelques temps, ce type d’affaires a explosé dans la capitale bretonne. “Nous comptions deux règlements de compte en 2018”, explique Gilles Soulié, directeur interrégional de la police judiciaire de Rennes. “En 2019, nous en dénombrions quatre. Depuis le début de l’année, nous sommes déjà à huit. C’est une tendance assez exponentielle. Leur cause est essentiellement liée au trafic de stupéfiants. Nous sommes dans une guerre de territoire de points de deal.”

Une guerre de territoire

“Contre le trafic de stupéfiants, c’est une action collective”, répond Philippe Astruc, procureur de la république de Rennes. Entouré par la fine fleur de la gendarmerie, de la police et des douanes, il veut désormais montrer sa volonté ferme de mettre fin aux “tensions importantes”. “J’ouvrirai systématiquement une information judiciaire pour toute affaire. Avec la police et la justice pénale, nous aurons une volonté claire d’identifier les auteurs, de qualifier criminellement leurs actes et de les faire comparaître devant la cour d’assises dès que les faits seront avérés.”

Pas de banalisation, ni d’impunité

Face à cette situation, Philippe Astruc ne veut pas de “banalisation, ni d’impunité”. Il entend mettre en place une réaction “forte, pragmatique et raisonnée”. Il souhaite perturber les filières d’approvisionnement terrestres, maritimes et aériens grâce aux services douaniers et de gendarmerie. Il ne veut non plus laisser place dans les quinze points de deal identifiés de la capitale bretonne aux occupations d’immeubles, aux prises à partie des policiers… 

“Il ne s’agit pas de stigmatiser des quartiers”, précise le Procureur. “Nous allons commencer par une analyse avec l’ensemble des acteurs. Il faut savoir contre quoi on lutte ! De ce diagnostic, nous pourrons ainsi identifier les besoins et mettre en place les réponses.” Des actions sont d’ailleurs déjà menées par les policiers grâce notamment aux enquêtes et à une cellule opérationnelle de renseignements de stupéfiants créée depuis un an (trois enquêteurs). “Ce dispositif a été imaginé à Marseille. Il est aujourd’hui déployé au niveau national”, explique Gilles Soulié. “Il nous permet d’être plus pertinent dans la lutte contre des gens qui sont de plus en plus voyous et qui en garde à vue font valoir leur droit au silence.” La lutte contre les trafiquants devient aujourd’hui une priorité.

Moins de manifs, plus d’arrestations de trafiquants ! “En raison de l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, les manifestations sont devenues de plus en plus rares”, explique François Angelini, directeur départemental de la sécurité publique. “Les effectifs dédiés au maintien de l’ordre public sont donc actuellement monopolisés contre la moyenne et petite délinquance. Depuis, à Rennes, nous avons eu une hausse des affaires de stupéfiants de 22 % depuis le début de l’année, notamment sur les quartiers de Villejean et de Maurepas. La tendance est inverse sur le centre-ville. Les saisies concernent principalement le cannabis et la cocaïne, et plus rarement les amphétamines et l’héroïne. Aujourd’hui, nous avons le sentiment de déranger, la victoire est donc possible !”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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