Un animateur périscolaire de 21 ans, employé à l’école Paul-Gauguin de Saint-Aubin-d’Aubigné, a été mis en examen, ce mardi 22 septembre, pour viols et agressions sexuelles sur mineures de moins de 15 ans par personne ayant autorité. Il conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Deux fillettes, âgées de 4 et 5 ans, sont concernées à ce stade de la procédure.
L’affaire a débuté le 18 juin 2026. Ce jour-là, trois personnels du service périscolaire de Saint-Aubin-d’Aubigné se sont présentés à la gendarmerie de Betton pour signaler le comportement d’un de leurs collègues, âgé de 21 ans. Selon Frédéric Teillet, procureur de la République de Rennes, les trois salariés venaient notamment de recevoir de cet animateur « une vidéo à caractère sexuel ». Ils ont également expliqué aux gendarmes que « la mère d’une fillette de 5 ans s’inquiétait pour sa fille qui avait peur de l’animateur ».
L’enquête s’est poursuivie durant tout l’été. Les parents de deux fillettes, âgées respectivement de 5 et 4 ans, ont déposé plainte. Les enquêteurs ont procédé à « l’audition de la personne ayant reçu les confidences de l’une d’entre elles », ainsi qu’aux auditions et examens médico-légaux des enfants. D’autres enfants et plusieurs membres du personnel de l’école ont également été entendus par les gendarmes jusqu’à ces derniers jours.
L’animateur a finalement été placé en garde à vue lundi 21 septembre. « Il a contesté l’ensemble des faits reprochés », précise le procureur de la République. Le jeune homme était jusqu’alors « inconnu de la justice ». Il travaillait à l’école Paul-Gauguin depuis septembre 2023 comme animateur polyvalent. Depuis septembre 2025, il intervenait auprès des enfants de maternelle. Après les premiers signalements de juin, il avait été mis à pied.
À l’issue de sa garde à vue, le parquet de Rennes a décidé d’ouvrir, ce mardi, une information judiciaire. Un juge d’instruction a été saisi « pour des faits de viols et agressions sexuelles sur mineures de 15 ans par personne ayant autorité ». Le parquet avait demandé son placement sous contrôle judiciaire. Après sa mise en examen, le juge d’instruction a suivi cette demande. L’animateur a désormais notamment l’interdiction de se rendre aux abords de l’école Paul-Gauguin, « de ne pas exercer une activité professionnelle impliquant un contact habituel avec des mineurs » et « de ne pas entrer en relation avec les mineures et leurs parents ».
Les investigations vont désormais se poursuivre sous l’autorité du juge d’instruction. Elles devront notamment déterminer si une troisième enfant a pu être victime de faits similaires. L’une des deux fillettes concernées par les plaintes a en effet évoqué « une 3e enfant [qui] aurait subi des faits similaires ». Cette hypothèse « n’avait pas été confirmée dans le cadre de l’enquête préliminaire », souligne Frédéric Teillet.
Selon le procureur, « la poursuite des investigations dans le cadre de l’information judiciaire doit notamment permettre de préciser cette question ». À ce stade de la procédure, le jeune homme demeure présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.


