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REDÉCOUVRIR RENNES EN ÉTÉ : L’ÉGLISE SAINTE-THÉRÈSE

A Rennes, l’office de tourisme ne fait jamais de détour par l’église Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus. Elle est jugée trop loin. Mais quel dommage, cet endroit est un petit bijou ! Bien que son clocher ait été victime d’un récent incendie, son intérieur est à découvrir. Il est constellé de peintures, de mosaïques et de petits trésors cachés à redécouvrir au plus vite.

Posée dans le quartier jadis appelé le Haut-Quineleu, entre la rue de Chatillon et la rue de Riaval, l’église fut construite au milieu de nulle part entre 1933 et juin 1936 (consécration). De style art nouveau et dédiée à Sainte-Thérése de Lisieux, elle est l’oeuvre de l’architecte Hyacinthe Perrin pour les 2300 paroissiens de l’époque. 

Curé de l’église, l’abbé Mouezy chargea le peintre Louis Garin de réaliser les grandes et belles fresques retraçant la vie de la sainte. Il lui demanda de peindre la guérison miraculeuse de la jeune religieuse, son audience pontificale avec Léon XIII, sa vie dans sa cellule et sa pluie de roses sur la nouvelle paroisse. “Ces beaux motifs ne pourront que consacrer une fois le grand talent du peintre, Louis Garin”, expliquait le journaliste d’Ouest-Eclair.

L’église en construction.

Outre les verrières du maître-verrier Rault et les autels en pierre blanche de monsieur Brunet, l’église fait plus de 38 mètres de long sur 28 mètres de large. Elle peut accueillir jusqu’à 1000 places sous le dôme culminant à 33 mètres. “La mosaïque Odorico vient compléter le programme décoratif avec intelligence”, écrit Capucine Lemaître, dans Odorico, l’Art de la mosaïque. “Comme dans l’église Saint-Julien de Domfront, Isidore Odorico choisit une gamme de grès cérames aux formes prédécoupées, dont l’assemblage ressemble à la marqueterie.”

Inscrite depuis mai 2015 aux monuments historiques et labellisée Patrimoine du 20e siècle, l’église connut d’importants dégâts lors du bombardement du 17 juin 1940 puis lors de deux incendies dans la nuit du 22 au 23 septembre 2001 et dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2018. Elle fut même le cadre d’un grave accident impliquant un jeune garçonnet âgé de 14 ans lors des travaux de montage des cloches. 

Extrait du journal Ouest-Éclair sur les fresques de Sainte-Thérèse (1935) : “Monsieur l’abbé Mouézy a chargé le peintre Louis Garin de réaliser de grandes et belles fresques, retraçant la vie de sainte Thérèse de Lisieux. Ces fresques qui ne mesureront  pas moins de 6 m de base sur 4 m 15 de haut seront marouflées sur les faces intérieures d’une tour centrale carrée de 12 m de côté.” Elles représentent,  avec le plus de vérité possible, les différentes étapes de la vie de Sainte Thérèse : sa guérison, son audience avec le pape, sa vie dans sa cellule et… sa pluie de roses. 

Déjà un accident : en septembre 1936, un jeune garçon âgé de 14 ans et dénommé Jolly fit une chute de plusieurs mètres à l’intérieur du clocher, lors du montage des cloches. Il fut gravement blessé. “A ses cris, confie le journaliste d’Ouest-Eclair, les personnes présentes accoururent et le relevèrent inanimé, perdant son sang en abondance. (…) Le jeune qui portait une fracture du crâne fut trépané dans la soirée par les docteurs Le Galle Lasalle et Tannou en la clinique Saint-Yves. 

 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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