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mardi 28 mai 2024
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QUINZE HEURES DE GARDE À VUE POUR UN DRAPEAU ARRACHÉ À UN NAZI !

La Malouine Juliette, âgée d’une vingtaine d’années, n’en revient toujours pas. Elle a passé quinze heures en garde à vue dans le commissariat de la cité corsaire, après avoir arraché le drapeau nazi d’un Malouin, dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 avril dernier. Retour sur cette affaire.

Ce soir-là, Juliette aperçoit un jeune homme avec cet emblème du troisième Reich en guise de cape. Son sang ne fait qu’un tour ! Elle décide de lui arracher son précieux bien. Ni une, ni deux, elle réussit à saisir l’inconvenant objet. Mais au moment de le remettre à la police (qui recherche elle-aussi le porteur du bien), tout déraille. « Un policier a tenté de saisir le drapeau en le soutirant de mes mains, » se souvient-elle. « Mais j’ai eu un mouvement de recul. Je me suis accrochée. Je leur ai dit : attendez, je vais vous expliquer ! »

Interpellée comme une terroriste armée

Face à son refus, les policiers tentent une deuxième fois de lui prendre le précieux délit et finissent par y arriver. Sauf que la jeune femme ne se laisse pas faire. Elle repousse un agent par un coup de pied. « Je me suis défendue. J’ai eu peur qu’il m’agresse », reconnait-elle. Manu militari, la Malouine se retrouve alors menottée. « J’ai été interpellée comme une terroriste armée. J’ai été soulevée du sol par le cou alors que j’avais déjà des menottes. J’ai eu vraiment très mal. C’est à ce moment-là que je les ai insultés. »

Embarquée dans la voiture de police, Juliette est conduite au commissariat de police. En chemin, elle dit avoir vécu un calvaire. « J’étais pliée en deux durant tout le trajet. Un policer me tenait la nuque. Ma tête touchait les genoux. C’était l’horreur ! Je ne sentais plus mes mains. » Depuis, la jeune femme et son compagnon sont dans l’incompréhension. « Je veux tout simplement rétablir la vérité. Dans la presse, il y a eu une quarantaine d’articles mensongers. J’ai été traitée de folle, d’hystérique et de voleuse de drapeaux. Mais non, je n’étais pas ivre et je ne suis pas folle. »

« C’est moi la victime ! »

Devant ce qu’elle estime être une « injustice », la jeune femme ne veut pas baisser les bras. Elle tient à saisir l’IGPN avec l’aide de son avocat, Jean-Louis Tellier. « C’est moi la victime dans cette histoire et je me retrouve jugée comme une criminelle. C’est assez fou ! Cette affaire me mine. J’ai peur aujourd’hui de croiser de croiser ces policiers dans la rue. J’ai désormais une grande perte de confiance envers cette institution. Je pensais bien faire quand je me suis présentée face aux policiers avec le drapeau. Mais je me suis heurtée à un mur, à des gens qui ne parlent pas, qui ne dialoguent pas, qui sont dans la violence. »

En attendant le résultat de l’enquête de la police des polices, un avocat, souvent saisi pour ce genre d’affaires, tente une explication. « Les policiers sont confrontés à des violences perpétuelles, quotidiennes de voyous. Ils sont souvent blessés, humiliés. C’est leur quotidien. En revanche peut-être que face à des citoyens lambda, il s’agit de réagir de manière raisonnée, proportionnée. » Une composition pénale avait été proposée dans ce dossier. Elle n’a pas abouti, pour l’heure.  Pour aller plus loin, voir l’article du journal Ouest-France. 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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