Difficile en ces temps de confinement de trouver de la farine dans les rayons des supermarchés et des alimentations, ces dernières semaines. Dans un grand magasin du centre-ville de Rennes, les clients n’en trouvaient même plus, il y a quelques jours. « C’est bizarre quand même », pestait une dame contre une employée.
En cette période de confinement, cette denrée est devenue rare, précieuse. « Nous n’avons plus toutes les références », confirme un chef de rayon d’un hypermarché de l’agglomération rennaise. « Les farines de blé sont les plus recherchées. Elle ont tout bonnement disparu. En revanche, les farines bios sont toujours là mais sont bien sûr plus chères… »
La pénurie est partout, commet sur le site de vente en ligne Biocoop. A l’exception de la farine de froment, le spécialiste du bio annonce des ruptures de stock sur l’ensemble des produits farineux (même pour le vrac). « C’est bientôt disponible », annonce le vendeur laconiquement. L’explication de la crise est toute simple ! En cette période inédite, nombreux cuisinent quotidiennement de bons petits plats, gâteaux ou pains faits maison et cela demande plus de farine que d’habitude !
La situation pourrait toutefois revenir à la normale grâce au travail des meuniers mais aussi des transporteurs aujourd’hui plus sécurisés dans leurs conditions de travail. « Pour répondre au mieux aux besoins, nos moulins régionaux tournent 6 jours sur 7 et les plages d’ouverture des lignes de production ont été élargies à hauteur de 20 % », assure la marque Francine, propriétaire des Grands moulins de Paris.
« En valeur, les ventes de farine ont bondi de 179 % la semaine du 9 mars, de 253 % du 16 au 22 mars et de 173 % la semaine passée », expliquait Emily Mayer de l’institut IRI dans le Journal Le Parisien. « La farine fait partie du top 3 des produits les plus achetés dans les différents circuits de la grande distribution avec les gants (+ 276 %), la levure et les sucres aromatisés (+ 182 %). »



