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PARC DES ÉCOTAIS : LE POUMON VERT INSOLITE DU SUD DE RENNES

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Ce samedi 17 septembre 2022, à l’occasion des Journées du patrimoine, de nombreux Rennais ont découvert le parc des Ecotais. Beaucoup sont venus du quartier de Sainte-Thérèse (tout proche), mais bien d’autres curieux sont arrivés en vélos et à pieds de tous les faubourgs rennais. 

L’orangerie.

Il faut saluer les propriétaires », explique une Rennaise. « Ils ont ouvert leur domaine. En montrant cette richesse patrimoniale, on la préservera peut-être des promoteurs. »

Une fois là-bas, les visiteurs ont découvert un site insolite, verdoyant et croquignolet, grâce aux heureux maîtres des lieux. Dans ce parc Oberthur du Sud de Rennes, ils ont arpenté des petites allées, se sont reposés sur des bancs en pierre et se sont photographiés sur le minuscule pont. 

Au milieu des arbres parfois centenaires (if), des chênes et des tilleuls, les promeneurs ont apprécié le charme de l’endroit sous un soleil radieux. « C’est un lieu étonnant », expliquait l’un d’eux. « J’y venais quand j’étais gamin. C’est drôle de revenir ici, quelques années plus tard.» 

Dans la même famille

Acquises en 1790 par Jean-Pierre et Louise-Anne de Verdal, aïeux des actuels propriétaires, la ferme et la retenue des Écotais se composaient d’un pavillon avec jardin et d’une exploitation sur une superficie d’un hectare. Ce parc abrite désormais une orangerie et une belle demeure. « Il a été dessiné en 1863 à la suite d’importants travaux d’embellissement sous la conduite de l’architecte Pointeau du Ronceray », explique la brochure distribuée par la famille.

Au XXe siècle, les troupes d’occupation allemande réquisitionnent les Ecotais. Après leur départ, la propriété accueille douze ménages sinistrés dont les habitations ont été détruites par les bombardements de juin et juillet 1944. « Au printemps 1945, plus de la moitié des champs des Ecotais sont expropriés pour créer les rues Jean Nobilet, Louis Turban et Yvonnick Laurent. »

 En 1969, 1977 et 2001, les dernières parcelles entrent dans l’escarcelle de la ville. Les prairies ont été remplacés depuis par quatre pavillons, le square Étienne Nicol et le boulevard Oscar Leroux. Heureusement, l’intégrité du lieu a été préservée grâce à la volonté et à la détermination « sans faille » de mademoiselle Thérèse Delanoë (tante des actuels propriétaires). Le parc est situé au carrefour des rues Cécile Brunschwig, Louis Turban, Jean Nobilet et Yvonnick Laurent. 

 

 

 

 

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jean-christophe collet

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