Le 8 décembre 2025, à 8h35, au deuxième étage de la maison d’arrêt 2, lors du départ en promenade, un surveillant du centre pénitentiaire de Rennes-Vezin a été violemment agressé par un détenu souffrant de troubles psychiatriques. En ouvrant la cellule 19, il a découvert le détenu allongé sur son lit. «Quand il lui a indique que ce n’est pas l’heure pour sortir sa poubelle, la situation a dégénère immédiatement», déplore le bureau local FO Justice. «Le détenu s’est levé d’un bond, il a poussé la porte avec une violence inouïe, directement au visage de notre collègue, avant de se jeter sur lui pour lui porter plusieurs coups de poing.»
Rapidement, les renforts sont parvenus à maîtriser l’auteur des violences, qui a été transféré sans délai au quartier disciplinaire. Le surveillant, lui, a été conduit à l’infirmerie puis au centre hospitalier après avis médical. Ses blessures sont jugées sévères. « Notre collègue présente une arcade ouverte et une perte de vision à un œil, ce qui nécessite un passage aux urgences et une prise en charge spécialisée en ophtalmologie », précise FO Justice.
Le détenu en cause, arrivé le 15 octobre 2025, était déjà connu pour des faits d’agression sur personnel au centre pénitentiaire de Nantes. Il avait également séjourné à plusieurs reprises en UHSA (Unité hospitalière spécialement aménagée). « Une fois de plus, un détenu qui n’a clairement pas sa place en détention ordinaire a agressé violemment un agent. Les alertes étaient connues, le profil identifié, mais aucune mesure adaptée n’a été prise. Combien d’agents devront encore être agressés, blessés, hospitalisés avant que certains assument enfin leurs responsabilités et prennent les bonnes décisions ? »
FO Justice rappelle qu’il accompagnera le surveillant dans ses démarches administratives et judiciaires. Pour l’heure, le syndicat exige le transfert du détenu à l’issue de sa peine disciplinaire. Il insiste sur l’urgence de repenser la gestion des personnes détenues souffrant de troubles psychiatriques. « Quand la prise en charge psychiatrique fait défaut, ce sont les surveillants qui en paient le prix », conclut-il.


