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MALGRÉ UNE DEMANDE D’EXPERTISE SUR L’EFFONDREMENT, LE TUNNELIER VA REPARTIR !

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Le 19 novembre dernier, rue de Saint-Malo, le plancher du magasin Noz s’effondrait au passage du tunnelier. Depuis, le chantier de la seconde ligne du métro est bloqué, résolument bloqué. De quoi agacer tout particulièrement les deux maîtres d’ouvrage, Rennes métropole et la Semtcar, au regard du coût de l’immobilisation estimé à 109 000 euros par jour (soit 3 270 000 euros depuis le début de l’incident). 

Dès ce mercredi, les responsables ont toutefois décidé de poursuivre l’avancée du tunnelier, Elaine. Ils font fi de la nomination d’un expert par le tribunal administratif de Rennes et de son rapport attendu le 28 avril prochain chargé de déterminer les responsabilités et de remédier aux désordres affectant les habitations de la rue de Saint-Malo.

Aux yeux de Rennes Métropole et de la Semtcar, cette expertise n’est “pas utile” dans la mesure où les victimes seront “indemnisées par l’assureur du maître d’ouvrage.” Elle est encore moins utile dans la mesure où il ne peut “être demandé à un expert de définir la poursuite d’un chantier et dans la mesure également où les constructeurs assurent la sécurité de la reprise des travaux.”

La poursuite des opérations inquiète toutefois les deux entreprises (Spie Batignolles et Dodin Campenon Bernard) ayant déposé la requête devant le tribunal les 22 novembre, les 5 et 9 décembre et en charge du creusement du tunnel. « Les mesures de mise en sécurité du chantier et des tiers ne sont pas arrêtées, deux sondages préalables à l’avancement du tunnelier d’une vingtaine de mètres paraissent peu engageants et les parties s’opposent sur la nécessité d’une évacuation des tiers, préalablement à cette opération », ont déclaré les deux entreprises auprès des juges administratifs. 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

Effondrement : trois frontis (éboulement de terre sous un chantier) ont déjà eu lieu depuis le début de ce chantier. Pour l’un d’entre eux, les adaptations de la puissance et le mode de pilotage du tunnelier sont déjà mis en cause, selon les deux entreprises requérantes.  

Que devra dire l’expert ? L’expert devra dire si la cause du sinistre et des désordres sur les bâtiments de la rue de Saint-Malo  sont dus à un défaut de surveillance, de conception et de direction du chantier ou encore à une exécution des travaux non conformes aux règles de l’art de la construction.  

 

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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