Sept kilos d’herbe de cannabis, 15,5 kilos de résine, 9,8 kilos d’ecstasy, 11,3 kilos de kétamine, 1,5 kilo de cocaïne et plusieurs armes à feu saisies, dont une Kalachnikov. Le tribunal correctionnel de Rennes a rendu son jugement ce mercredi 7 janvier dans une affaire de trafic de stupéfiants d’ampleur, impliquant deux hommes interpellés en flagrant délit à Chantepie. Les deux prévenus avaient demandé un délai pour préparer leur défense, à l’occasion d’une précédente audience (voir notre article).
Les faits remontent au 6 novembre dernier. Alertés par une source anonyme, les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) mettent sous surveillance un appartement. Très vite, ils surprennent une transaction près d’un stade : un sac de stupéfiants est remis entre deux véhicules. Ni une ni deux, les deux occupants sont interpellés immédiatement.
Agé de 19 ans, le principal prévenu est présenté comme le vendeur. Il mène rapidement les enquêteurs vers un logement loué à Rennes. Là sont découverts près de 40 kilos de drogues, plus de 15 000 euros en liquide et un véritable arsenal : fusil d’assaut AK-47, pistolet mitrailleur, armes de poing et nombreuses munitions. Déjà condamné pour trafic en 2024, il reconnaît avoir conditionné les produits et organisé les livraisons. En revanche, il refuse de nommer ses complices ou donneur d’ordre par crainte pour sa sécurité.
Le second prévenu, âgé de 29 ans, technicien du son à Nantes, est considéré comme un simple livreur. Auteur-interprète sans cachet à Nantes, il avait admis lors de la précédente audience faire quelques allers-retours risqués pour un bénéfice ridicule. « Il ne s’agit que du dernier maillon de la chaîne délinquante », avait plaidé son avocat, Pol Pitois, lors de la première comparution. « Ce n’est pas une tête de réseau… je ne suis pas sûr que la détention provisoire soit une solution », avait-il ajouté. Le tribunal a retenu des rôles « bien distincts » entre les deux hommes. Le vendeur, Abdel-Hamid Abderaman Rachid, a été condamné à quatre ans d’emprisonnement ferme, avec maintien en captivité. Le livreur écope de dix-huit mois de prison, dont douze mois avec sursis probatoire.


