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L’HISTOIRE DU BOURREAU LE PLUS CÉLÈBRE DE FRANCE : LE RENNAIS ANATOLE DEIBLER

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« La peine de mort signe toujours une démission et la combattre reste d’actualité », écrit Edmond Hervé, maire de Rennes, dans la préface de l’ouvrage Dans la peau du bourreau Anatole Deibler (1863-1039). Bien des années plus tôt, le Rennais Deibler (et futur exécuteur) naît le 26 novembre 1863 dans un appartement, impasse de Châtillon. Jusqu’à l’âge de 7 ans, il vit à Rennes où il est le souffre-douleur de ses camarades. Il est le fils et petit-fils de bourreaux.

Arrivé à Paris, dans la cité des lumières, Anatole passe une enfance heureuse. À 17 ans, il découvre un article sur son père. « Qui croirait que cet individu banal a déjà coupé 170 têtes ! », écrit un journaliste du Figaro, Georges Grison. À sa lecture, le jeune homme pâlit sans doute. Mais lors de son retour du service militaire, il va finalement apprendre le « métier » auprès de son grand-père. 

Le 7 septembre 1885, Anatole exécute son premier condamné : un certain Francisco Arcano. Le 3 février 1891, il assiste son papa pour la première fois et le remplacera définitivement le 1er janvier 1899, lors de la mise à mort d’Alfred Peugnez, tueur d’enfant et de vieille dame. 

Commence une belle carrière ! Le 12 janvier 1909. Il est à Béthune où il décapite la Bande à Pollet, des voleurs de grand chemin. Cette année-là fut d’ailleurs faste avec près de treize condamnés ! Le temps passe et durant la Première Guerre mondiale, il reste en charge des basses besognes. Après la guerre, le Rennais raccourcit en moyenne un condamné par mois (25 en 1921). En 1922, il tranche la tête de Landru qui se dit flatté de voir Deibler s’occuper de lui…

En 1932, Anatole a déjà guillotiné 348 personnes ! Il envisage sérieusement de démissionner. Sept ans plus tard, le 2 février 1939, il doit se rendre à Rennes. Mais il n’y arrivera jamais. Il meurt d’un infarctus sur le quai de la station Porte de Saint-Cloud. Il devait effectuer sa 300e exécution, celle de Maurice Pilorge (qui inspira le condamné à mort de Jean Genet). Il fut le bourreau le plus célèbre de France avec près de 398 « réalisations », dont celles de Ravachol et la bande à Bonnot. 

Infos + : Edmond Hervé, maire de Rennes, a écrit la préface de l’ouvrage. Il évoque son hostilité à la peine capitale avec l’exécution aux États-Unis de Caryl Chessman (douze ans dans les couloirs de la mort). Ce condamné est l’auteur d’un best-seller : Cellule 2455, couloir de la mort. Dans la peau du bourreau Anatole Deibler (1863-1039) par Kéraval et Monnerais, aux éditions Locus Solus, au prix de 25 euros. 

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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