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LES VITRAUX “BRIAND” DE SAINT-HÉLIER

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En entrant dans cette église, on est surpris par le volume de la nef, mais plus encore par les vitraux colorés signés par de Rault et de Briand. Le premier des vitraux représente la châsse (un reliquaire contenant le corps d’un saint) de Saint-Melaine préservée miraculeusement des flammes, le second le martyr de Saint-Hélier à Jersey et les autres des scènes de la Bible.  Jadis, selon l’historien rennais Banéat, des vitres montraient entre 1614 et 1616 la Sainte Vierge, saint Jacques, saint Erblon, saint Thébault et saint Roch. “Les seigneurs de Broons avaient obtenu le roi Henri III l’autorisation d’y placer leurs armes”, rapportent dans Vitraux de Bretagne, François Gatouillat et Michel Hérold.

Sur une petite colline

Au cours des XVème et XVIème siècle, fut construite ou reconstruite au sommet d’une petite colline l’actuelle église Saint-Hélier. En forme de croix latine (à l’origine), cet édifice typiquement breton et gothique a connu différentes péripéties. A la révolution, il avait été transformé en écurie et poudrière. “Toutes ses décorations intérieures ont été détruites”, écrit en février 1804, l’architecte de la ville, Binet père. “Tous les vitrages en panneaux de verre et plomb ont été brisés, les fenêtres et les portes ont été bouchées…la flèche du clocher a été démolie, le lambris de la voûte dégradé en plusieurs endroit…Il est, on ne peut plus, urgent de faire des réparations.”

Il fallut attendre 1924 pour que l’on se décide à entreprendre de gros travaux dans l’église. “La restauration comprit trois parties bien distinctes : la réfection de la toiture, l’érection d’un nouveau clocher et la construction d’un second bas-côté au sud de la nef avec une chapelle de l’œuvre expiatoire. Cet agrandissement était indispensable, puisque les proportions de l’église jadis suffisantes, ne répondaient plus aux besoins de cette paroisse qui comptait vers 1924, près de 9000 habitants contre 2000 au XVIIIeme siècle.”

Saint-Hélier était un ermite du Vie siècle. Il vécut près de quinze années dans l’île de Jersey en reclus jusqu’au jour où des barbares lui coupèrent la tête ! Sous le pontificat de l’évêque de Gernobri, ses reliques furent transférées à Rennes. Mais lors de l’invasion des Normands, les restes furent déposés à l’abbaye de Beaubec. En cette paroisse, le culte de Saint-Hélier se développa vraisemblablement dès le IXe siècle. “Les fidèles devaient y venir prier en assez grand nombre puisqu’en 1644, le pape décida d’accorder des indulgences à tous ceux qui entraînent se recueillir en l’église Saint-Hélier, le jour même de la fête de ce saint”, écrit Pascale Tumoine dans Arts de l’Ouest. Les membres de la communauté de l’Emmanuel fréquentent cet édifice. 

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jean-christophe collet

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