Trois nids de moineaux domestiques vont disparaître dans le cadre de travaux de renouvellement urbain menés au 117, avenue Gros-Malhon, à Rennes. Rennes Métropole vient d’obtenir une dérogation préfectorale permettant la destruction de ces sites de reproduction, l’espèce étant protégée.
En vue de la destruction de trois nids de moineaux domestiques présents dans le bâtiment concerné par les travaux, la collectivité avait dû solliciter une autorisation spécifique auprès de l’État. Elle vient de décrocher satisfaction jusqu’à la fin du chantier de construction. Pour l’administration, il n’existe pas de solution alternative permettant à la fois de réaliser le projet et de conserver les nids existants. L’état considère également que l’opération répond à « des raisons impératives d’intérêt public majeur » liées notamment à l’amélioration de l’habitat…himain.
Mais la disparition des trois nids devra être compensée par les opérateurs. Les travaux devront tout d’abord se dérouler en dehors de la période de nidification. Surtout, une « tour à moineaux », comprenant neuf loges, devra être installée au nord d’un bâtiment voisin, à au moins trois mètres de hauteur et à l’abri du soleil direct. D’autres mesures sont prévues : des gîtes et nichoirs pourront être intégrés aux futures constructions et les cahiers des charges des acquéreurs pourront imposer au moins trois nichoirs par bâtiment. Un corridor végétalisé doit aussi être aménagé au sud de la parcelle afin de maintenir une continuité écologique favorable à la faune. Le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel de Bretagne a rendu, le 25 août, un avis favorable, mais assorti de conditions.


