maroquinerie artisanale

CECI EST UN TEST 1
Actualités Municipales rennes

LE SECOND TOUR DES ÉLECTIONS MUNICIPALES LE 28 JUIN : LES CANDIDATS SONT DÉJÀ DANS LES STARTING-BLOCKS

test2

Le second tour des Municipales aura lieu le 28 juin prochain. Qu’en pensent les candidats ? Le premier à dégainer est le candidat de la droite, Charles Compagnon (12 % des voix au premier tour) dans un communiqué envoyé à notre rédaction.  “Organiser un second tour en juin après 3 mois de suspension de campagne et avec une crise sanitaire qui n’est pas aujourd’hui pleinement résolue fait courir le risque d’une abstention importante à l’image de celle de premier tour qui entache déjà historiquement les résultats”, explique Charles Compagnon, candidat aux municipales. “Elire les magistrats communaux avec des participations à 40 %, c’est prendre le risque de fragiliser la démocratie locale.” Le soir du premier tour,  Charles Compagnon avait pointé l’abstention pour expliquer son score. 

Risque d’abstention

Chez les macronistes, Carole Gandon (14, 3 % au premier tour) est sur la ligne du gouvernement. Elle est prête, bien prête. “Dans ce contexte totalement inédit, aucune décision sur le second tour ne peut faire consensus”, explique-t-elle. “Il faut néanmoins trancher. Nous serons au rendez-vous de ce second tour le 28 juin, avec la même envie et la même détermination que celles qui nous ont guidées depuis les débuts.” Depuis le 15 mai, elle a déjà mobilisé ses équipes sur le créneau suivant. “A l’échelle de la ville de Rennes comme de notre métropole, trois priorités s’imposent : accompagner la relance économique de notre territoire, protéger les plus fragiles et accélérer notre mutation écologique.”

A Gauche, Nathalie Appéré (33 % des voix) est elle aussi dans les starting-blocks. Elle part favorite avec un avantage certain (elle était en tête au premier tour) et une présence importante dans les médias nationaux durant la crise Covid-19 (elle a en revanche un peu négligé les médias locaux, à l’exception bien sûr d’Ouest-France). Seule petite ombre au tableau : la prime d’un million d’euros délivrée cette semaine à 2000 agents municipaux sur le terrain durant le Covid 19 aurait été mal perçue par le reste des agents et de nombreux travailleurs indépendants aujourd’hui dans une situation complexe. “Nous sommes bien évidemment prêts pour mener cette campagne à son terme dans un format forcément contraint par le contexte de la pandémie de covid-19”, a ajouté son colistier Marc Hervé dans les colonnes d’Ouest-France.

Une certaine inégalité

Chez les écologistes (25, 4 %), Mathieu Theurier est déjà en campagne. Il a notamment vivement contesté l’ouverture de quatre lignes au départ de Saint-Jacques vers la Corse et Biarritz annoncée mercredi dernier. “Aujourd’hui encore plus qu’hier, la nécessité de construire une ville et une métropole plus autonomes, plus démocratiques, plus solidaires s’affirme. C’est ce chantier qu’il nous faut prolonger et accélérer désormais”, expliquait son mouvement su le réseau social, Twitter.

Beaucoup de candidats prennent acte de la décision gouvernementale. Mais certains craignent toutefois une certaine inégalité entre tous. “Cette suspension de la campagne dictée par la nécessité d’une unité nationale dans la crise ne s’est pas apparentée à un silence pour tous les candidats concernés”, indique Charles Compagnon. “Les maires sortants, ont été légitimement en première ligne pour gérer la crise localement dans une relation renouvelée avec les préfets. Si ce travail a été utile, il n’en vient pas moins fausser la campagne et notamment le pluralisme de l’expression politique. La gestion de crise nécessitera à tous les niveaux un droit d’inventaire. Celui-ci ne pourra efficacement s’exercer dans le mois qui vient.”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

Laisser un commentaire