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LE FAUBOURG DE LA MADELEINE AU SIÈCLE DERNIER

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En 1933, les journalistes du journal Ouest-Eclair partaient à la découverte des quartiers rennais aujourd’hui injustement sacrifiés. Ils partaient à la rencontre de la “parure” du Vieux Rennes. Un jour d’avril, l’un d’eux, Léon Le Berre, fit escale dans le vieux faubourg du Ladre (ou Lazare) encore appelé de la Madeleine (nom réservé dans les temps anciens aux quartiers des léproseries), derrière le Pont Nantes. Là, le reporter découvrait le manoir de la Teillais au fond d’une cour avec sa lanterne d’ardoises. “Y ont habité les Romelin, dont une branche a fourni un Conseiller de la Cour, puis les La Joncherais”, ajoutait-il.

 

Ce faubourg abritait des cités ouvrières édifiées bien postérieures à l’abandon au XVIe siècle de la léproserie. “Le dernier malade y ayant résidé en 1536 se nommait Fournier”, précisait le journaliste.  La léproserie fut abandonnée lors de la création du lazaret (autre hôpital) mais sa chapelle, reconstruite aux 15e et 16e siècles, est restée un élément essentiel du quartier. Seul vestige de l’établissement sanitaire, elle fut restaurée en 1450 et 1877 et était reconnue pour “ses quelques parties ogivales.” Depuis, elle a été détruite. 

 

La Maison où l’on confinait les lépreux vivait de ses fondations, de l’apport et de l’industrie des malades exerçant les métiers dits infâmes : cordiers, boisseliers, barratiers. Du temps des lépreux, le 18 juillet, une grande foire se tenait chaque année et l’on y vendait des cordes et autres marchandises. En avril 1933, l’extrémité de la rue de Nantes du 94 au 100 était devenue le royaume des démolisseurs pour être remplacé par une moderne cité signée M.Audier.

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jean-christophe collet

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