Le 16 juillet, Archipel Habitat a déposé plainte à l’Hôtel de police de Rennes concernant le squat d’un de ses appartements, vide depuis le mois de juin. La Ville a lancé une procédure d’expropriation.
Que s’est-il passé, après le départ des habitants du 8 rue Etienne Pinault fin juin ? Il s’avère en tout cas que, lors d’un passage du bailleur Archipel Habitat sur place le 13 juillet, il a été constaté que les lieux étaient occupés, sans qu’aucun contrat n’ait été émis de leur côté.
Un commissaire de justice a alors été dépêché sur place, pour constater une occupation illégale. L’huissier a pu remarquer qu’aucun nom ne figurait sur la boîte aux lettres, et que le barillet avait été changé sur la porte. Il était alors aisé de prouver que la serrure initiale avait été forcée, puis qu’une nouvelle avait été reposée de façon sommaire.
Un vendeur de sommeil se fait passer pour le propriétaire
À l’intérieur du logement, l’occupante semble surprise. Seule et enceinte, elle aurait déclaré au commissaire de justice avoir reçu les clés du logement de la part d’un individu s’étant identifié comme le bailleur. Persuadée d’être dans son bon droit, elle lui aurait même versé une somme d’argent correspondant à deux mois de loyer. Le faux bailleur aurait même poussé la supercherie en lui faisant signer un contrat et en procédant à un état des lieux d’entrée.
Si la police est habituée aux occupations illégales de logement, un stratagème si bien rôdé n’est pas un procédé courant, selon une source proche du dossier.
Un mois pour partir
Dans un arrêté préfectoral du 12 août 2026, transmis à la Ville et aux forces de l’ordre, l’occupante est sommée de quitter les lieux. Si la préfecture reconnaît que l’occupante illicite « a reçu les clés de l’appartement d’un individu ne disposant d’aucun droit sur le logement et que cette opération a eu pour but de tromper l’occupante », elle reconnaît ses droits à Archipel Habitat et laisse un mois à la résidente flouée pour quitter les lieux.


