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lundi 24 juin 2024
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Justice : Un an de prison pour des braquages de commerces en périphérie rennaise

Un jeune homme de 18 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Rennes à trois ans de prison dont deux avec sursis pour deux braquages de commerces et une tentative le 11 février dernier sur les communes de Saint-Gilles, l’Hermitage et Thorigné-Fouillard, en périphérie rennaise.

Originaire du Finistère, il était venu avec un copain pour faire la fête pendant le week-end. C’était la première fois qu’il venait à Rennes. « C’est pour cette raison que j’avais prix une bombe lacrymogène avec moi, explique-t-il à la présidente du tribunal sans être très convaincant. J’avais entendu dire plein de choses sur Rennes. Je voulais me protéger au cas où ».

C’est cette bombe lacrymogène qu’il va utiliser par la suite pour intimider les commerçants et leurs clients. Le samedi 11 février, il commence par un bar-tabac de l’Hermitage mais il est mis en fuite par le gérant et un client qui s’interpose. Une demi-heure plus tard, vers 13 h, il s’arrête avec son ami mineur qui conduit la voiture dans une boulangerie de Saint-Gilles. Il escalade le comptoir et s’empare de la caisse, en menaçant le personnel et les clients avec sa bombe lacrymonège. Il repart avec les 400€ de la caisse.

Deux heures plus tard, il entre chez une fleuriste de Thorigné-Fouillard et se dirige directement derrière le comptoir, passant devant les clients pour arracher les 70€ qui s’y trouvent. Quand il repart, il est stoppé par une cliente qui tente de le retenir. Elle est aidée par la fleuriste mais les deux femmes ne sont pas assez fortes pour l’arrêter. La cliente est blessée au doigt et devra subir une intervention chirurgicale.

Il s’offre un massage avec l’argent des braquages

Il est interpellé quelques heures plus tard par les gendarmes, après avoir mangé au restaurant et s’être offert un massage dans un institut de beauté. « Je n’ai pas réfléchi, je voulais de l’argent », s’excuse le Quimpérois, qui n’a aucune mention à son casier judiciaire. A 15 jours prêts, « il était jugé comme mineur », rappelle son avocate qui espère une peine qui lui permette de se racheter.

Jugé en comparution immédiate pour vols avec violence, le jeune homme encourt jusqu’à 10 ans de détention. A peine sortie d’une enfance difficile avec un placement en foyer de l’aide sociale à l’enfance depuis ses 14 ans, il avait récemment trouvé une formation de mécanicien et un apprentissage dans un garage de Concarneau.

La procureure demande une peine de 3 ans de prison ferme comme « avertissement à tous ceux qui seraient tenté de commettre les mêmes faits » et aussi pour lui rappeler « qu’on n’est pas devant le tribunal pour enfants ». Elle estime qu’il n’y a « rien de plus choquant que de se faire voler de son travail dans la situation économique actuelle », elle ajoute que le traumatisme pour les « victimes simplement venues acheter des fleurs ou une baguette » aura un fort retentissement.

Si le tribunal reconnaît des faits graves, il a également pris en compte le parcours de vie très compliqué du jeune homme, « son immaturité, ses regrets et ses efforts pour s’insérer avec sa formation », comme l’a expliqué son avocate. Les juges n’ont pas prononcé de mandat de dépôt à l’annonce du délibéré. Le Finistérien passera devant un juge de la détention et des libertés pour voir si la partie ferme de sa peine est aménageable.

Carole André

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