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“JE NE VEUX PLUS ENTENDRE DE BERCEUSES DANS LE MÉTRO DE KIEV”

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En ce samedi 5 mars 2022, 2500 Rennais sont rassemblés sur le Mail François Mitterrand. Ils écoutent en silence des Ukrainiens raconter leur histoire, leurs émotions et leurs attentes. Sur un podium improvisé à la hâte, une jeune femme ukrainienne, élève infirmière dans la capitale bretonne, s’exprime avec dignité. « Je suis venue en France avec ma maman», explique-t-elle. « Mais toute ma famille est restée là-bas. À Kiev, mon père est devenu bénévole à la Croix-Rouge. Il se bat pour protéger les civils, les enfants, les mères, les personnes âgées. Là-bas, mes proches, mes amis, ont tout perdu sauf leur force. Ils sont magnifiques, courageux. Ils sont à genoux devant des tanks. »

Dignement, cette jeune femme raconte l’horreur. « Les Ukrainiens se terrent dans les caves, dans les métros. Ils sortent parfois sous les bombes pour préparer à manger à ceux qui vivent dans les orphelinats, dans les maisons de retraite, dans les hôpitaux et les maternités. Aucun Ukrainien n’avait imaginé cette guerre, mais ils sont tous réunis pour protéger leur pays. Je vous prie d’entreprendre quelque chose pour eux : un geste, un don, un partage d’une photo sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, c’est l’Ukraine, mais demain c’est peut-être l’Europe ! »

À côté d’elle, une autre jeune femme ukrainienne brandit une pancarte. « À plusieurs reprises, l’Ukraine a demandé des fermetures du ciel. À plusieurs reprises, l’OTAN a refusé. Mais plus l’OTAN renonce, plus Poutine avance ! »  Née dans une ville où « le diable » a tout rasé, l’Ukrainienne en appelle aux Européens. « Croyez-vous que Poutine va s’arrêter en Ukraine, il va partir plus loin, en Europe. L’Ukraine protège la communauté européenne. Il nous faut agir au plus vite. »

 

Une militante d’une association.

Je ne veux plus entendre de berceuses dans le métro de Kiev ! », explique une Ukrainienne.

Sous une salve d’applaudissements, l’Ukrainienne (notre photo) laisse la parole à Nathalie Appéré, maire de la capitale bretonne. « Il y a, à Rennes, un élan de générosité et de solidarité », a-t-elle expliqué. « La paix est précieuse, fragile et nous serons présents pour la défendre. Nous serons là pour réaffirmer notre attachement à la liberté, la souveraineté des peuples, l’Europe et à la tolérance. Le nationalisme, c’est la guerre. Vive la démocratie, vive l’Ukraine ! »

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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