CECI EST UN TEST 1
Actualités

INSÉCURITÉ : IL FAUT MAINTENANT DES ACTES

test2

A Cleunay, le 17 mars dernier, Rennes connaissait son premier mort à la suite d’un règlement de comptes. Quelques jours plus tard, le 29 mars, les élus rennais ont évoqué cette spirale de violences, lors de leurs temps d’expression. Dommage, on aurait tant aimé des passes d’armes…démocratiques sur un sujet essentiel.

Le joug de la peur

“Si l’on ne fait rien, d’autres drames vont survenir, et les habitants du quartier de Cleunay le savent”, a expliqué Carole Gandon, porte-parole de l’opposition (En Marche). “En face de l’école, les trafics se font à ciel ouvert et les passants évitent les mauvais regards. Ce quotidien que connaissent les habitants de Cleunay ressemble furieusement à celui que connaissent les habitants de la rue du Bourbonnais, à Villejean ou ceux de la place du Gros Chêne, à Maurepas. Des familles vivent sous le joug de la peur.”

En quelques années, la situation s’est dégradée. “En l’espace d’un mandat, des jeunes, des enfants sont devenus des bandits, des agresseurs parce que l’on a refusé de combattre les problèmes à la racine, en se défaussant sur l’État. Maintenant il faut des actes. Nous proposons pour notre part l’ouverture d’un 2e (Centre d’Éducation à la citoyenneté et de loisirs) sur le modèle de celui construit au Blosne en 2000, ainsi que la création d’une école de la 2e chance, pour donner des perspectives à ces jeunes qui n’ont plus d’horizon.”

Réorganisation de la police municipale

La réponse serait aussi dans la réorganisation de la Police municipale. “Elle devra être “territorialisée”, avec des antennes locales et des agents affectés à chaque quartier, pour tisser une relation de confiance. Commissariats de proximité, vidéoprotection, voilà les solutions maintes fois évoquées qui doivent désormais être apportées à nos concitoyens. Seuls des engagements réciproques des communes et de l’État permettront de lutter efficacement contre les trafics et ses conséquences.”

Un constat partagé par Anaïs Jehanno (droite) et son leader Charles Compagnon. “Les faits récents sont extrêmement graves et choquants. Il s’agit maintenant d’une escalade de violence sans précèdent. Il n’est plus possible sous couvert d’idéologie de nier ce constat et de ne pas mettre en œuvre des mesures fortes.  Il faut mettre en place une politique de tolérance zéro et d’impunité zéro, terme employé par la maire PS de Nantes, qui plus est de la même couleur politique que notre municipalité. Le sujet est complexe. Il faut pour les Rennaises et les rennais un plan d’action avec renforcement de la vidéo protection, du nombre de policiers municipaux et de leur périmètre d’intervention …”

Un travail de fond 

Devant les craintes, l’écologiste Mathieu Theurier veut croire en l’avenir. “La Police et la Justice sont primordiales, mais elles ne suffisent pas. C’est d’un travail de fond, global, dont nous avons besoin pour lutter à la racine contre les trafics de drogue. Personne ici ne découvre ce problème et les écologistes avec la majorité municipale ne sont ni dans l’angélisme sur cette question ni dans l’inaction comme certains voudraient le faire entendre. La Ville de Rennes agit sur ses compétences qui sont notamment celles de la médiation et de la tranquillité publique.”

Au nom du groupe socialiste, démocrate et citoyen, l’adjoint au maire Sébastien Séméril a apporté son soutien aux habitants de Cleunay. “Je veux leur assurer notre détermination la plus totale pour que ces actes ne restent pas impunis. Je tiens à rappeler le combat de la majorité pour faire de Rennes une ville plus sûre, où les trafics n’ont pas leur place.” Aujourd’hui, Sébastien Séméril veut porter un regard lucide sur cette violence de moins en moins réfrénée. “Nous ne voulons ni exiger, ni minorer la réalité”, a-t-il expliqué. ” Aux incantations, nous répondons par l’action déterminée lucide et collective. Ces derniers mois, nous avons porté une attention particulière au secteur de Cleunay avec les acteurs du terrain. Tout ce travail partenarial mené avec tous est en place et primordial, mais n’est pas suffisant. De notre côté, nous avons renforcé les effectifs de police municipale (20 recrutements cette année) pour assurer des missions au plus près de la population.”

Pour la gauche, la tranquillité et la sécurité sont désormais des droits fondamentaux, des piliers essentiels de notre qualité de vie. “Du 17 au 22 avril prochain, dans le cadre de l’élaboration du livre en matière de sécurité et de tranquillité publique, nous aurons l’occasion d’organiser des ateliers pour proposer et imaginer de nouvelles réponses à ces questions. Nous n’insisterons jamais suffisamment sur notre attachement à construire cette politique publique en concertation avec les citoyens.”

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

Laisser un commentaire