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GILETS JAUNES : APRÈS-MIDI DE VIOLENCES DANS LA CAPITALE BRETONNE

Combien de gilets jaunes étaient-ils dans les rues de la capitale bretonne ce samedi 19 janvier 2019 ? Au plus fort de la manifestation, ils étaient sans doute plus de 2000, place de la République où, vers 14 h 30, beaucoup d’entre eux ont tenté de forcer les barrages des gendarmes installés rue d’Orléans, en lançant des projectiles. En vain. Ils ont été repoussés à plusieurs reprises par des tirs de lacrymogènes. Dispersés, ils revenaient toutefois sur les lieux où certains ont descellé, à coups de marteau, des jardinières. 

Vers 15 h 15, les gilets jaunes ont été entièrement évacués par les forces de l’ordre sous une nuée de lacrymogènes de la place de la République où certains se soignaient les yeux avec des fioles fournies par les “médics”. “Je ne comprends pas les charges des policiers”, confiait un manifestant. “Nous ne présentions pas un danger.” Quelques minutes plus tard, le SAMU intervenait pour porter secours à une femme en urgence relative (crise d’asthme) et les pompiers pour soigner quelques enfants incommodés par les fumées. 

Vers 16 heures, boulevard de la Liberté, les gilets jaunes se retrouvaient encore une fois devant les forces de l’ordre et, à nouveau, les lieux étaient évacués sous une pluie de lacrymogènes. Vers 16 h 30, devant le centre Colombier, ils mettaient le feu à quelques poubelles sous les yeux des hommes de la BAC (brigade anti-criminalité) intervenant pour disperser les manifestants sur l’esplanade du Général de Gaulle. 

Vers 19 heures, tout semblait être à nouveau calme dans les rues de la capitale bretonne, après quelques tensions place du Parlement, place de la République et à nouveau devant le Colombier où la vitrine d’une banque a explosé comme d’autres dans le centre ville. Un homme a été pris en charge pour un malaise cardiaque devant un hôtel et deux représentants des forces de l’ordre ont été blessés selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine. 

Comme la maire de Rennes Nathalie Appéré, Laurence Maillard-Méhaignerie, député en Marche, dénonce avec la plus “grande fermeté les dégradations et violences inadmissibles commises à Rennes, aujourd’hui. Elles n’ont pas leur place dans le débat public et suscitent l’exaspération et l’incompréhension des commerçants et des rennais. Seul le dialogue est constructif.” Voir notre vidéo

La journée en quelques tweets : 

Une fake news vite démentie par la préfecture. 

Heureusement, plus de peur que de mal pour la personne victime d’un malaise cardiaque.

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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