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FAC DE DROIT : LE SUICIDE D’UNE ÉTUDIANTE BRILLANTE PROVOQUE UN VIF ÉMOI

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Vendredi matin, un mail est envoyé à notre rédaction. “Je voulais vous signaler que la faculté de droit de Rennes, pour ne pas entacher son image, a décidé de ne pas dévoiler qu’une étudiante de L3 s’est suicidée dans les locaux”, explique le courrier. “Merci de mettre en lumière cet établissement que je ne reconnais plus !” L’attaque est anonyme mais en dit long sur le ressenti de la personne.

 

Renseignements pris, le suicide est confirmé par la communication de l’université de Rennes 1. “La jeune femme ne s’est pas présentée à un contrôle continu”, explique le service. “Les enseignants s’en sont inquiétés et les pompiers ont découvert son corps à domicile (et non dans les locaux). Les faits remontent à trois semaines. Nous n’avons pas d’éléments sur les raisons concernant cet acte. La famille nous a exposé sa douleur et ne souhaitait pas de communication autour de ce drame. Nous nous associons à sa douleur.”

Accompagnement du personnel et de ses camarades

Immédiatement, l’université rennaise a accompagné le personnel et ses camarades. “Face à ce genre de drame, nous sommes vigilants. Une cellule d’écoute a été mise en place par le service de santé auprès des étudiants de sa promotion et tous ceux qui le souhaitaient. Le SMUT (service de médecine universitaire du travail) a aussi suivi les enseignants et plus globalement l’équipe pédagogique.”

A Rennes, d’après nos informations, les suicides seraient relativement rares au sein de l’université. Mais l’affaire a fait grand bruit dans un contexte de malaise estudiantin. “En fait, explique un proche de ce dossier, j’ai appris par des étudiants ce drame mais l’université n’a rien dit à ma connaissance (au moins un mot de compassion et de soutien pour ses camarades d’amphis). Nous avons mis deux jours à connaître son prénom.”

Une filière d’élite

Étudiante au sein du magistère Juriste d’affaires franco-britannique (filière d’élite ), la jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, était originaire de Dijon. “Malheureusement, dans ce type de drame, il peut y avoir beaucoup de facteurs amenant un tel acte”, poursuit-on du côté de la faculté. “La tendance naturelle serait de raccrocher ce suicide à la situation actuelle. Mais personne ne peut le savoir. Ce n’est jamais simple.”

Contactés, les syndicats d’étudiants n’ont pas souhaité s’exprimer. “Nous ne désirons pas en parler tant que l’on ne sait pas exactement pourquoi la faculté n’a pas communiqué sur cette affaire.” Interrogés, des étudiants ont tenu à témoigner. “Son professeur d’anglais a raconté cette affaire à des étudiants, quelques jours après le drame”, explique une jeune étudiante en troisième année. “Elle ne pouvait pas garder cela pour elle. Des étudiants affirment même avoir vu l’enseignante pleurer pendant qu’elle surveillait les examens d’anglais. Cette même professeure (très proche de son étudiante) s’était déjà entretenue avec la jeune victime, quelques temps auparavant à propos de ses notes.” Des sessions d’examens sont en cours jusqu’au 23 mai à la faculté de Droit. Nul doute que cette affaire très triste risque de mettre à mal ses proches, sa famille et ses enseignants.

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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