Le froid est vif ce jeudi 4 décembre au petit matin. Devant l’espace social commun Simone Iff, dans le quartier de Maurepas, à Rennes, les autorités ont installé en urgence des barrières pour tenir à distance militants de la CGT et Sud, soutiens et quelques riverains venus observer la scène. Derrière ce dispositif, au moins trois bus attendent pour prendre en charge les migrants qui occupent le centre social depuis plusieurs semaines.
Un important dispositif de sécurité entoure l’opération. Police nationale, police municipale et gendarmerie sont présentes pour encadrer le transferts des exilés. Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, vers 7 h 50, la préfecture évoque une « opération de mise à l’abri volontaire des personnes, identifiées ces derniers jours, vers plusieurs hébergements ». Selon elle, l’intervention se déroule dans le calme et « les personnes occupant le site montent dans les bus ». Plusieurs tentes ont aussi été démontées durant la matinée.
Après une demande d’expulsion déposée par le Département, le tribunal administratif avait fixé au 3 décembre la date limite pour quitter les lieux. Malgré cela, 140 migrants dont beaucoup d’enfants étaient restés sur place faute de solution d’hébergement. Trois familles avaient quitté le site la veille après l’obtention d’une solution par le Département. Cette action fait écho à celle du 23 octobre, lors du démantèlement du campement du parc de Maurepas, où 180 personnes dont 72 enfants avaient été orientées vers des centres d’hébergement, partout en Bretagne. Plus d’informations à venir.


