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EN DEUX MOIS, GENDARMES ET POLICIERS ONT VERBALISÉ 172 FOIS POUR USAGE DE STUPÉFIANTS

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Rennes a été, depuis le 16 juin 2020, l’une des cinq villes françaises (avec Créteil et Reims, puis Marseille et Lille à partir du 16 juillet) ayant expérimenté l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de stupéfiants. “A la date du 26 août, note Philippe Astruc, procureur de la République, 172 verbalisations ont été réalisées sur le territoire de Rennes (sur les 545 pour l’ensemble des cinq), dont 97 en zone police nationale et 75 en zone gendarmerie nationale. 166 portaient sur du cannabis et 7 sur de la cocaïne.”

Du cannabis et de la cocaïne

70 % des avis d’infraction ont été transmis aux contrevenants dont 32 % se sont déjà acquittés du paiement de l’amende. “Les contrevenants ne s’étant pas acquittés de l’amende se voient passibles d’un recouvrement forcé par la DGFIP (direction générale des Finances publiques)”, précise le procureur.

Ces contrôles sont effectués autour de points de deal, en marge de free-party ou sur des lieux de passage (gares routières par exemple). “Cette politique de responsabilisation des usagers a pour ambition, au-delà du bénéfice en matière de santé publique, de peser sur «l’offre» et de faciliter la lutte contre les trafics de stupéfiants.”

Huit affaires sur dix élucidées

Depuis cet été, sur fond de trafics, des “règlements de comptes” ont connu une augmentation en 2020 dans l’agglomération rennaise. Dix faits ont été enregistrés dont 7 durant la période de confinement et de déconfinement (entre le 10 avril et le 17 juin) durant laquelle de fortes tensions entre groupes criminels ont été observées.

Au bénéfice d’un investissement exceptionnel de la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes (avec l’appui de la sureté départementale de Rennes, du RAID et de la BRI de Nantes), 8 de ces 10 affaires ont d’ores et déjà être élucidées et plusieurs réseaux démantelés.

21 personnes ont été mises en examen et 15 incarcérées. L’amende forfaitaire qui fait l’objet d’une inscription au casier judiciaire du mis en cause est fixée à 200 euros (150 € si paiement dans les 15 jours et 450 € au-delà de 45 jours). La poursuite de ce délit devant le tribunal naturellement demeure possible.

 

La phrase du jour : “L’achat de produits stupéfiants, pour certains avec une visée «récréative», vient directement “impacter” négativement, et parfois gravement, les conditions de vie des riverains (familles, commerçants …) vivant à proximité des points de deal (occupation de hall d’immeubles, appropriations de l’espace public…jusque parfois à des “règlements de comptes “), convient Philippe Astruc. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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