Les faits remontent au 10 octobre dernier. Ce jour-là, à l’école des Clôteaux, à Rennes, un père d’élève a eu une discussion tendue avec le directeur-enseignant. Motif de la querelle : l’accompagnement de sa fille aux toilettes. Après cet épisode douloureux, l’instituteur est placé en arrêt de travail tandis que ses collègues, appuyés par des syndicats (Force ouvrière, notamment), organisent une manifestation de soutien devant l’établissement et de nombreux médias, en novembre.
Devant la presse nationale et locale, les syndicats font état de dérapages de la part du père. Depuis, la plainte déposée par le directeur pour menaces de mort et outrage sexiste a conduit à deux auditions libres des parents, fin novembre et début décembre, au commissariat de police. « Ils ont expliqué ce qu’ils avaient vécu et reconnu qu’ils n’auraient pas dû s’emporter », précisait leur avocat, Thierry Fillion, dans nos colonnes. Lequel ajoutait : «les parents regrettent les insultes. Mais ils contestent toute menace de mort, proférée dans une salle de classe, porte ouverte. »
Ce lundi 5 janvier 2026, le directeur de l’école maternelle des Clôteaux a repris son poste, après près de trois mois d’arrêt de travail. Selon Le Télégramme, cette reprise s’est déroulée sans incident, en présence d’un représentant de la direction académique. « Nous sommes heureux de son retour », a indiqué le président de l’association des Parents d’élève.
Début décembre, le rectorat a interdit l’accès de l’établissement à la famille. Il a décidé la réaffectation des trois enfants dans une autre école. Une décision que les parents refusent catégoriquement. « Les trois enfants ont été exclus de l’école et réaffectés à Villeneuve. Les parents contestent cette décision. Ils ont déposé un référé devant le tribunal administratif », explique leur avocat, Thierry Fillion. Toujours selon l’avocat, la plainte déposée par le directeur a été classée sans suite. « Les parents sont désemparés. Ils estiment cette exclusion injuste et très douloureuse pour leurs enfants », ajoute-t-il.


