Installée à Montfort-sur-Meu, l’éducatrice Magali Blandin a disparu depuis quelques semaines. Faute de la trouver, les enquêteurs viennent de placer en garde à vue le mari (information confirmée par son avocat, Jean-Guillaume Le Mintier). Mais pour l’heure, rien ne filtre du côté du Parquet de Rennes. Il est impossible de savoir pourquoi celui-ci est entendu par les gendarmes.
Le jeudi 25 février, l’époux s’était présenté avec son avocat devant un magistrat auprès duquel il avait expliqué avoir été victime d’une tentative d’extorsion d’une somme de 15 000 € et être menacé. Depuis, quatre hommes et une femme ont été interpellés et placés en garde à vue à la gendarmerie où ils y sont jusqu’à ce vendredi.
Pour l’heure, de nombreuses questions restent en suspens dans cette affaire. Leur arrestation a-t-elle un lien avec la disparition de Magali ? La tentative d’extorsion est-elle une affaire en marge de cette terrible histoire ? « C’est un puzzle à 10 000 pièces », laisse aujourd’hui entendre l’avocat de l’ex-mari de Magali Blandin.
Depuis le 22 février, un juge d’instruction de Rennes a ouvert une information judiciaire pour disparition inquiétante. Sous son autorité, de nombreuses recherches ont été entreprises pour retrouver la disparue et soixante-dix enquêteurs collaborent en permanence pour tenter de dénouer les fils de cette affaire.
Le couple battait de l’aile
Seule certitude, le couple battait de l’aile depuis plusieurs mois. Un rendez-vous devant le juge des affaires familiales avait été fixé pour tenter une conciliation sur la garde des enfants. La disparition de Magali intervenait quelques mois après sa décision de quitter le domicile familial situé à Montauban de Bretagne dans les premiers jours de septembre 2020. Après son départ, elle avait séjourné dans sa famille avant de prendre un appartement en location à Montfort-sur-Meu.
Entretemps, le 3 septembre 2020, elle avait déposé une plainte pour violences conjugales en faisant état auprès des enquêteurs de plusieurs autres épisodes ponctuels au cours de la vie conjugale. “Elle déclarait cependant à cette occasion avoir pu elle-même se montrer violente”, explique le Procureur. “L’enquête devait être classée sans suite (“infraction insuffisamment caractérisée”) par le parquet de Rennes le 4 septembre 2020 à la suite de l’audition en garde à vue de son mari. L’enquête mettait en lumière un contexte de tension au sein du couple pour des raisons financières.”
Depuis la disparition de Magali, le mari a déménagé de Montauban de Bretagne pour occuper une autre demeure afin d’échapper à la pression médiatique. D’après certains confrères, il loue des hangars pour subvenir à ses besoins.


