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CURÉ MIS EN EXAMEN POUR VIOL AGGRAVÉ : LES PAROISSIENS SOUS LE CHOC

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Né en 1970, à Bais, en Ille-et-Vilaine, le père Yannick Poligné a été ordonné prêtre à Rennes en 1999 où il est passé par Cesson-Sévigné, Notre-Dame, le doyenné de I’Ille ou encore la communauté de l’Arche à Bruz. Il fut aumônier du CHU. Depuis, il était curé dans la Paroisse Saint-Louis Marie de Brocéliande (Montfort, Iffendic, Talensac, Bedée…).

À l’annonce de son incarcération pour viol aggravé sur un adolescent (voir notre article, les catholiques sont sans voix. [https://www.rennes-infos-autrement.fr/le-pretre-dille-et-vilaine-drogue-et-viole-un-adolescent/]. « C’est l’affaire de trop, », explique un fidèle. « Après les accusations contre les évêques, cette mise en examen est un sale coup pour notre église. » Effondré, un autre paroissien évoque « un choc ». « Il était souvent absent depuis quelque temps, » précise-t-il. « On le savait souffrant d’un cancer ou d’une leucémie [en fait le Sida]. C’est horrible ce qui nous arrive. Mais je pense surtout aujourd’hui à cette jeune victime. »

Un avis partagé par Monseigneur d’Ornellas, évêque de Rennes [entendu dans cette affaire en qualité de témoins]. « Je veux avant tout assurer à l’adolescent toute ma compassion et mon entier soutien. », a-t-il expliqué dans un communiqué. « Je comprends et partage la douleur, la colère ou la stupéfaction que les fidèles et les prêtres du Diocèse de Rennes peuvent éprouver. Je pense tout spécialement aux paroissiens de la paroisse Saint-Louis-Marie en Brocéliande et des autres lieux où il a exercé un ministère pastoral. Beaucoup lui ont fait confiance et se sentent trahis. Je viendrai les rencontrer et les écouter dès ce week-end et dans les jours qui suivent. Avec tous les fidèles, les prêtres, les diacres, les consacrées du Diocèse, nous allons traverser cette épreuve ensemble dans la foi au Seigneur Jésus. »

Et de poursuivre : « Je devine combien nombre d’hommes et de femmes peuvent être scandalisés par cette information. Je le comprends et assure chacun de ma détermination à agir. J’ai assuré la justice civile de l’entière collaboration du Diocèse, et signalé à Rome les faits auprès du Dicastère pour la Doctrine de la Foi afin de lancer en parallèle une procédure canonique. Je redis ma disponibilité pour tous ceux qui en auront besoin. Je rappelle que toute personne peut être reçue et entendue par la cellule d’écoute du Diocèse de Rennes [02 99 14 35 53] ou auprès du service indépendant France Victimes [01 41 83 42 17]. »

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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