Pas touche au monde associatif. À Rennes, France Bénévolat Ille-et-Vilaine, présidée par René Mélou, a sondé 400 associations du département durant l’été 2025. «L’an dernier, 240 associations ont décidé de ne pas renouveler ou remplacer leurs salariés, soit entre 1 500 et 2 000 emplois supprimés», a-t-il expliqué dans les colonnes d’Ouest-France (voir l’article). Bien silencieux depuis le début de la campagne municipale, les élus de la majorité sont sortis de leur léthargie. Ils ont été piqués au vif ! Dans les colonnes d’Ouest-France, Rozenn Andro, adjointe au maire de Rennes à la vie associative, affirme tout de go. « Malgré un contexte budgétaire de plus en plus contraint, la ville de Rennes reste le premier acteur de la sécurisation du tissu associatif local. Le budget consacré aux associations a augmenté de 1,1 million d’euros sur le mandat. La fragilisation actuelle du monde associatif est d’abord la conséquence du désengagement de l’État et de la baisse continue des dotations aux collectivités. » Quid, en revanche, du prix de la location des salles mises à disposition des organisations ?
Mairie en mauvais état. Chargée du patrimoine, Élisabeth de Brye, colistière de Thomas Rousseau, a la dent dure. « Notre premier bien commun, c’est l’hôtel de ville, qui mérite d’être restauré. » Encore faudra-t-il que le patrimoine ne reste pas, lui aussi, au régime sec. D’après elle, moins de 1 % des subventions annuelles de la municipalité sont consacrées au patrimoine. Rien n’est trop pour les Républicains !
Aucun style ! Élisabeth de Brye reproche à la ville son manque d’envergure architecturale. « Les projets sont les plus neutres possibles dans nos quartiers. Ils sont dictés par la rentabilité. » À l’inverse, elle souhaite développer un « style rennais », avec pierre, granit et schiste, dans les nouvelles édifications. Beaucoup d’architectes seraient prêts à changer de braquet. Mais les promoteurs…
Palestine pour les uns, Iran pour les autres. Catherine Rolandin, conseillère municipale de Rennes, et Virginie Allaire-Arrivé, ancienne élue et vice-présidente de l’Espoir rennais, demandent d’inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil municipal une prochaine délibération. Elles veulent affirmer le soutien de Rennes aux femmes iraniennes et, à travers elles, au peuple iranien en lutte pour sa liberté. « Cette démarche n’est pas partisane. Elle est morale et humaine, fidèle aux valeurs universelles que notre République proclame.» La décision, prise par la majorité municipale, de hisser le drapeau palestinien sur la façade de l’hôtel de ville de Rennes, lundi 22 septembre 2025, avait été critiquée par l’opposition.
À contresens. Lors du dernier conseil métropolitain, Carole Gandon (Vivre Rennes) s’est exprimée sur le stationnement. « Le SCoT (schéma de cohérence territoriale) affiche un objectif général de réduction, avec, à terme, des stationnements autorisés uniquement dans des espaces privés. Réduire le stationnement revient toutefois à organiser l’exclusion progressive de la voiture en ville. C’est ignorer les contraintes quotidiennes de nombreux habitants pour qui la voiture reste indispensable. Pardonnez-moi, mais c’est être tout bonnement hors-sol», a-t-elle expliqué en substance.
Il y a média et média ! L’attribution d’une subvention à la société éditrice du Monde pour l’organisation de l’événement « Nos Futurs » (142 000 euros) a fait débat lors du dernier conseil métropolitain. « Il s’agit de savoir si une métropole doit financer de manière ciblée un média national privé, alors que des alternatives locales existent. Si l’objectif de cette manifestation est réellement d’engager la jeunesse dans la vie citoyenne, il existe des solutions bien plus structurantes. Nous proposions déjà l’an dernier de consacrer ces moyens à la création, à Rennes, d’un conseil municipal des jeunes », a indiqué Carole Gandon pour la liste Vivre Rennes. De là à en faire tout un monde…
Il y a du monde au portillon… Yan Mélan a annoncé être la tête de liste du parti Équinoxe pour l’élection municipale de Rennes. Âgé de 34 ans, cet écologiste se dit favorable à une forme de décroissance. Il milite pour un mouvement indépendant des partis politiques. De là à lancer une grande marée… d’équinoxe.
Sécurité, toujours. « Il est encourageant de constater l’arrivée d’un préfet enfin engagé et résolu sur la sécurité », indique Julien Masson, candidat RN. « Il ne manque plus à Rennes qu’un maire faisant preuve de la même détermination, capable de passer des discours aux actes. (…)» Au passage, il égratigne ses rivaux sur les camps indignes à Rennes. « Contrairement à ce qu’affirment la gauche rennaise et les soutiens d’Emmanuel Macron, l’immigration est bien un sujet central à Rennes. » C’est aussi, visiblement, un sujet central pour les élus RN.
Le grand retour des personnalités. Thomas Rousseau (Les Républicains) pourra compter sur la présence de François-Xavier Bellamy, ce 15 janvier, pour le soutenir officiellement. Marie Mesmeur, députée insoumise et candidate aux municipales, a jugé de bon aloi d’inviter la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Clémence Guetté, pour ses vœux. Enfin, un peu de… Guetté à la MJC du Grand Cordel, ce samedi 17 janvier.
Rentrera-t-elle dans l’arène ? Nathalie Appéré, maire sortante et candidate, est devenue une fan des réseaux sociaux (à défaut de s’exprimer dans les médias). Pas un jour sans la voir sur la toile. Encore aujourd’hui, elle se félicitait d’être aux côtés de Loïg Chesnais-Girard et de Jean Castex au technicentre SNCF de Rennes. « Rennes Métropole agit pour faciliter les mobilités du quotidien, pour les habitantes et les habitants de la métropole, mais aussi pour celles et ceux des territoires voisins. Participer au financement de la rénovation et de l’extension du technicentre SNCF, c’est faire le choix de la solidarité à l’échelle bretonne, au service de toutes celles et ceux qui prennent le train. » Bref, elle fait sa promotion. On parle toutefois d’un grand meeting début février, mais quid d’un grand débat avec ses rivaux…


