Jeudi 6 novembre au soir, la Brigade anticriminalité (BAC) de Rennes, comme le relève le Télégramme, confirmé par nos soins par la Police, a mis au jour un vaste stock de stupéfiants dans un local situé à Chantepie, en périphérie de la capitale bretonne. L’endroit servait, selon les premiers éléments de l’enquête, de lieu de stockage pour un vendeur de drogues opérant en ligne.
En fin d’après-midi, les policiers de la BAC ont mené une opération discrète qui s’est révélée particulièrement fructueuse. En pénétrant dans cet « entrepôt », ils ont découvert une quantité impressionnante de produits : 14 kilos de cannabis, 4 kilos d’ecstasy, 2 kilos de cocaïne et plus de 15 000 euros en liquide. Les drogues étaient soigneusement conditionnées, prêtes à être expédiées, ce qui laisse penser à un réseau bien organisé, fonctionnant sur le modèle d’un commerce numérique.
D’autres perquisitions ont eu lieu dès le lendemain matin, toujours dans la métropole rennaise. Les policiers y ont retrouvé d’autres substances, dont une grande quantité de kétamine.Dans cette affaire, les deux personnes interpellées ont été placées en garde à vue. Leur rôle précis dans l’organisation reste à déterminer, mais les enquêteurs cherchent désormais à identifier les responsables du trafic et la plateforme utilisée pour la vente en ligne. Cette opération illustre la montée en puissance de ces trafics de stupéfiants « 2.0 », où les transactions se font via des messageries chiffrées et les livraisons par colis anonymes. Ce soir, le procureur Frédéric Teillet a tenu à préciser : « des premières investigations ont permis la découvertes d’importantes quantités de différents types de produit stupéfiants à Chantepie, ainsi que de numéraire, d’armes et de munitions. Un point plus précis sera fait à l’issue des gardes à vue. »


