La construction du budget pour 2026 s’inscrit une nouvelle fois dans un contexte très contraint et incertain pour le Département d’Ille-et-Vilaine
« Cependant, la gestion rigoureuse du budget en 2025 a permis au Département d’Ille-et Vilaine de maintenir un équilibre budgétaire et de pouvoir envisager l’année 2026, sans devoir résorber un déficit de clôture », rassurent les élus départementaux.
1,3 milliards d’euros de budget, des recettes limitées
En 2026, le Département consacrera les 2/3 de son budget de fonctionnement aux solidarités humaines avec un budget de 759 millions d’euros qui sera mobilisé pour les enfants et les jeunes confiés, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap ou d’insertion.
La volonté d’agir du Département pour plus de solidarité, de justice sociale et de transition écologique restera intacte en 2026.
Le budget global est estimé à 1,3 milliard d’euros « malgré une évolution limitée des recettes. Le Département d’Ille-et-Vilaine sera donc amené à construire un budget 2026 avec une évolution des dépenses de fonctionnement très contrainte. »
Pour 2026, les investissements seront financés par les subventions et dotations reçues, estimées à 24 millions d’euros, l’épargne nette (estimée à 18 millions d’euros) et principalement par l’emprunt. Il est donc prévu cette année des dépenses d’investissement à 129 millions d’euros, à un niveau sensiblement inférieur au niveau du budget primitif 2024 (175 millions d’euros).
Priorité pour les collèges
Le Département assure poursuivre en 2026 ses investissements à hauteur de 32 millions d’euros en direction des collèges.
Il s’agit notamment de poursuivre les chantiers actuels de restructuration du collège du Querpon à Val d’Anast et de reconstruction du collège Cleunay à Rennes, ainsi que les études pour les travaux de restructuration du collège Pierre-de-Dreux à Saint-Aubin-du-Cormier, de rénovation du collège Clotilde Vautier à Rennes et de rénovation du collège Duguay-Trouin à Saint-Malo.
Par ailleurs, des études seront engagées pour la construction du collège Beauregard et d’un nouveau restaurant administratif, ainsi que la restructuration du collège Martin Luther King à Liffré.
Certains dossiers en stand-by
Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, certaines études déjà engagées ne pourront être poursuivies. Cela concerne les rénovations des collèges Paul Féval à Dol-de-Bretagne, Victor Segalen à Châteaugiron, François-René de Chateaubriand à Combourg, Thérèse Pierre à Fougères, l’extension du collège des Gayeulles à Rennes, ainsi que la restructuration du collège des Rochers-Sévigné à Vitré.
28 millions d’euros pour les mobilités
Le Département concentrera ses investissements sur le développement des mobilités décarbonées et sur l’entretien ainsi que l’amélioration et la sécurisation des 4 650 km de son réseau routier : fragilisation de certains ouvrages d’art, maintien de son état général, adaptation nécessaire aux aléas climatiques et aux effets du réchauffement, ainsi que la gestion du trafic poids lourds.
Les dépenses seront également orientées en priorité vers l’aménagement des pistes cyclables du réseau Ille & Vélo, l’année 2026 voyant notamment la réalisation des travaux de l’itinéraire Domloup–Chantepie ou le lancement des études pour la liaison Dinard–Saint-Malo via le barrage de la Rance.
La protection de l’enfance en top liste
221 millions d’euros seront consacrés l’an prochain à la protection de l’enfance.
Cette enveloppe permettra de soutenir durablement les établissements et les assistants familiaux.
209 millions d’euros pour le handicap
Le Département mobilisera 166 millions d’euros en 2026 en faveur de sa politique d’insertion, dont 147 millions pour le financement du Revenu de solidarité active (RSA), soit plus de 88 % du budget dédié. Cette enveloppe permettra également de soutenir l’insertion professionnelle et sociale, en ciblant les freins majeurs comme la mobilité ou la santé.
Enfin, 160 millions d’euros seront mobilisés pour les personnes âgées, dont 131 millions d’euros pour l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et le financement des établissements.


