Bye bye Beye ! Le Stade Rennais FC a engagé une procédure à l’encontre de son entraîneur principal, Habib Beye, ainsi que de ses adjoints Olivier Saragaglia, Sébastien Bichard et Yann Cavezza. « Dans l’attente de la décision à venir, les entraînements de l’équipe professionnelle seront assurés par Sébastien Tambouret, Pierre-Alexandre Lelièvre et Maxime Le Marchand jusqu’à nouvel ordre », précise le club dans un communiqué laconique.
À la veille de l’affiche contre le Paris Saint-Germain, la nouvelle fait désordre. Mais après dix buts encaissés pour un seul inscrit et trois défaites difficilement justifiables, le scénario semblait plus que prévisible. Il enfonce le club à nouveau dans la crise ! Nommé après le bref passage de Jorge Sampaoli, Habib Beye aura toutefois sauvé les meubles avec à son actif, une sixième place au classement. Mais à l’évidence, son coaching ne convenait plus à l’actionnaire François Pinault, qui l’avait pourtant soutenu à la fin du mois d’octobre.
Comme souvent dans ce type de rupture, la question financière sera au cœur des discussions. Le club n’envisagerait pas de payer l’année optionnelle du contrat (jusqu’en 2027, en cas de qualification européenne), réclamée par les conseils de l’entraîneur. Mais au-delà de ce licenciement sec, l’avenir du SRFC, pourtant toujours sixième, reste en pointillé. Qui pour succéder à Beye ? Beaucoup évoquent Franck Haise, déjà annoncé par le passé du côté des Rouge et Noir. L’homme présente l’avantage d’avoir été formateur au Stade Rennais entre 2006 et 2012. Il est également proche du président exécutif Arnaud Pouille, avec lequel il a conduit Lens à la deuxième place de Ligue 1.
Quoi qu’il en soit, cette décision, toujours brutale pour un homme, illustre à quel point le Stade Rennais traverse une période compliquée, sportivement mais surtout en termes d’image. Plus que jamais, le club semble avoir besoin d’une ligne directrice claire, d’un projet ambitieux, d’une âme. Il doit peut-être aussi sortir d’une gestion trop technocratique, où on a la vague impression que les conflits personnels ou d’intérêts prennent parfois le pas sur les résultats. Le football est un sport populaire. Il se joue sur le terrain, pas dans les coulisses feutrées de loges ou dans les couloirs d’un grand groupe. Un club de football reste, avant tout, un club de football.


