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AUTRE TEMPS : QUAND DES SOLDATS RUSSES MOURAIENT POUR LA FRANCE

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Dans le petit cimetière de Paramé, à Saint-Malo, des croix de bois sont alignées bien tristement. Elles portent des noms à consonance russe : Léonti Jourkoff (mort le 21/08/1917), Gabriel Mirachihnitgenko (le 8/04/1917), Parfenswitch Stoupine (4/05/1917), André Loukoghoff (25/04/1917), Michaël Metrikoff (23/08/1917) et Vassily Poley (28/04/1917).

Ces soldats du 2e régiment d’infanterie russe reposent là, loin de leur terre. Difficile aujourd’hui de connaître leur histoire, les circonstances de leur décès. Mais leur présence rappelle l’engagement d’un corps expédInfos + par peur d’une contagion révolutionnaire, 16 000 combattants russes furent isolés dans le camp de la Courtine en juillet 1917. Arrivés là-bas, certains créent des soviets. Pendant trois mois, ils refusent de rendre les armes et d’obéir à leurs officiers. Les 16, 17 et 18 septembre 1917, des unités restées fidèles au commandement russe tsariste bombardent les retranchés au canon depuis les hauteurs de La Courtine avec l’aide de l’armée française. 800 obus sont tirés sur les mutins. Le bilan officiel est de 9 morts. Les plus actifs « communistes » seront emprisonnés à l’île d’Aix et à Bourg-Lastic dans le Puy-de-Dôme. Les autres pourront s’engager dans la Légion russe pour continuer la guerre ou de rejoindre des « compagnies de travail » dans l’est de la France. 11 000 d’entre eux feront ce choix. Ceux qui refusent sont envoyés aux travaux forcés en Algérie. En 1919, Lénine passe un accord avec le gouvernement français pour rapatrier la plupart de ces ex-soldats dans leur pays natal. Quelques centaines resteront en France et fonderont une famille. Source.  

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jean-christophe collet

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