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APRÈS LES INONDATIONS, LES QUESTIONS DES RENNAIS

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En une soirée, plus de 250 interventions, les pompiers d’Ille-et-Vilaine n’ont pas chômé hier (voir notre article). Mais dès la publication des photos des inondations dans la presse, nombreux Rennais ont réagi notamment sur notre page Facebook. « On bétonne et l’on s’étonne… La ville grossit, mais les canalisations d’évacuation restent les mêmes depuis 30, 40 ou 50 ans ! », s’insurge Catherine. « C’est ce qui arrive quand on autorise le bétonnage à tout va en gardant un réseau des eaux pluviales des années 60. On n’a pas fini de chialer ! La pluie n’était pas tombée depuis 2 à 3 mois. Il a fallu un orage et c’est la saturation ! Je ne sais pas où on va, mais on y va… », explique Ralph, sur Twitter. 

C’est la saturation

Une autre ne comprend pas l’évolution de la montée des eaux rennaises. « Avant, la Vilaine débordait et les riverains étaient inondés. Mais aujourd’hui, ce sont des quartiers assez éloignés de la rivière, comme le sud Gare. » En colère, Vincent pointe du doigt la « destruction du vivant » dans les villes. « Cela n’a jamais été bon », assure-t-il. « Ce sont les conséquences du réchauffement climatique qui commencent à être visibles », précise Pascal. 

En revanche, d’autres relativisent l’évènement. « Ma mère habite sa maison de Saint-Jacques. C’est la première fois qu’elle est inondée… franchement, je n’ai jamais vu cela, à Rennes… Je ne reste pas certaine qu’une autre conduite municipale aurait limité la casse. C’était vraiment trop violent », indique Anne-Marie. Même son de cloche chez une autre internaute. « Comme d’habitude, on a un orage et un peu de neige… et c’est la révolution. Nous sommes dans l’esprit français… »

Rennes Métropole est en charge depuis 2018 de la prévention des inondations. « La gestion des eaux pluviales sur chaque terrain demeure une priorité », assure-t-elle sur son site. « L’infiltration de celles-ci dans le sol doit être privilégiée pour éviter d’augmenter le débit des rivières de façon trop importante en cas de fortes pluies. Pour les projets de construction présentant une surface de plancher supérieure à 150 m², il est nécessaire de maîtriser le rejet des eaux pluviales vers le réseau de manière régulée. » Visiblement, il y a eu quelques problèmes d’infiltration. Pour en savoir plus sur la politique de la ville : https://metropole.rennes.fr/bien-gerer-ses-eaux-pluviales. 

 Ma cave a été inondée, mais c’est un peu de ma faute. Mon évacuation était encrassée de terres.” Une Rennaise.

Infos + : « proposer des surfaces drainantes pour les chaussées, c’est un coût financier. Pour les râleurs de toujours qui ne sont jamais contents de voir les taxes foncières croître, nous allons faire beaucoup de travaux d’assainissement et agrandir les diamètres des réseaux afin de bloquer la circulation », assurait une jeune femme.

Un phénomène connu : le changement climatique sur nos territoires se traduit notamment par des épisodes de crues à la fois plus vifs et plus fréquents. « Si les sols et les fleuves ont la capacité d’absorber une partie des inondations, l’imperméabilisation liée à la démonisation massive empêche ce phénomène naturel », explique un spécialiste. « À cela s’ajoute l’enjeu du ruissellement qui, par gravité, va intensifier ces évènements. En effet, si les terres en amont ou en bordure des rivières, sont bétonnées/artificialisée, l’eau qui aurait dû être ingérée initialement va venir gonfler la crue. »

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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