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APRÈS LE MEURTRE DE MARIE, LA DALLE DE VILLEJEAN RECOUVERTE DE SLOGANS ANTI-FÉMINICIDES

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Après le meurtre de Marie (https://www.rennes-infos-autrement.fr/feminicide-de-villejean-le-mari-de-marie-mis-en-examen-pour-meurtre/), les murs du quartier de Villejean ont été recouverts de slogans contre les féminicides. On pouvait y lire notamment : « on ne naît pas femme, on en meurt » ou encore « l’amour ne tue pas, 39 19 (numéro d’urgence) ». « Habituellement, on peste contre les tags, » explique une passante. « Mais là je vous avoue que je ne suis pas mécontente du procédé, surtout que c’est biodégradable ! »

Dans la nuit du mardi 12 avril, au 24 rue du Bourbonnais, Marie Thakizimana, une femme franco-congolaise de 45 ans est morte étranglée par son concubin dans leur appartement. Dans la matinée suivant son crime, son compagnon, judoka de 48 ans, s’est présenté au commissariat de police du Blosne. Placé en garde à vue à la sûreté départementale, l’homme a été déféré au parquet de Rennes et emprisonné. « Il a été mis en examen pour meurtre par une personne étant ou ayant été conjoint par un pacte civil de solidarité », expliquait, la procureure adjointe, Flavie Le Sueur. 

Cette affaire a créé un vif émoi dans le quartier. Depuis le meurtre de Marie, de nombreuses associations montent au créneau. « Ce meurtre aurait pu être évité », précise Sylvaine Grevin (Fédération nationale des victimes de féminicides). « Nous bénéficions aujourd’hui d’outils pour protéger les femmes, dont le bracelet anti-rapprochement. Je souhaite comprendre pourquoi cet auteur récidiviste et dangereux lors de son suivi probatoire n’en portait pas alors que ce dispositif selon le garde des Sceaux était généralisé à l’ensemble du territoire depuis décembre 2020. »  

Une photo de Marie a été affichée sur la porte de son immeuble.

Interpellé par nos soins, le parquet a tenu à apporter des éclaircissements. « Il n’y avait pas de mise en place de bracelet anti-rapprochement à la sortie de prison du mari (8 juillet 2020), car ce système n’était pas encore déployé sur notre ressort à cette date. Le téléphone “grave danger” (pour les femmes) n’a pas non plus été pourvu. Car la compagne n’a pas répondu aux sollicitations de l’association d’aide aux victimes mandatée par le parquet pour l’audience. Par la suite, aucune difficulté n’a été signalée par la famille au moment de la sortie de détention de l’intéressé et au cours des mois suivants. Aucune plainte n’a été déposée, ni main courante, ni demande d’intervention policière au profit de la victime, jusqu’à ce lundi. »

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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