René Roquier n’est pas content, mais alors pas content du tout. Directeur du cirque Métropole, il est pourtant loyal et…coche toutes les bonnes cases : plus d’animaux, aucun mauvais traitement, pas d’affichage tapageur, pas de caravanes publicitaires… Installé chaque année sur l’esplanade (et auparavant devant le Parlement), le cirque avait l’habitude d’être toujours présent à la même période. Mais cette année, patatras : il doit démonter son chapiteau, dès ce mercredi, pour laisser place aux épreuves du Marathon vert. Il pourra uniquement revenir, ce mardi.
« Cette place nous était réservée pour les vacances », affirme René Roquier. « Les dates du rassemblement sportif ont été décalées. L’an dernier, il avait lieu le premier week-end des congés, maintenant c’est le deuxième. » Une situation qui fait perdre cinq jours précieux au directeur. « C’est un gros manque à gagner, en pleine période de congés », déplore le monsieur Loyal. « On aurait pu nous laisser là, même sans travailler ! Car en regardant le plan du Marathon vert, il y avait largement de quoi nous faire de la place. »
Malgré plusieurs réunions (trois ou quatre), le cirque n’a pas eu le choix. « Nous étions obligés d’accepter, sinon on ne venait pas du tout ! », précise René Roquier. « Je ne veux pas polémiquer, mais j’espère vraiment qu’on ne nous infligera pas la même chose l’an prochain, si on nous accorde l’esplanade » Métropole est le seul cirque local à fréquenter régulièrement la capitale bretonne, et ce, depuis plus de 20 ans. Un dernier détail : René Roquier continue de payer les droits de place, même pendant son absence forcée.




