À Rennes, devant l’immeuble Le Panam, dont la façade est peinte par l’artiste War, quatre bouquets de fleurs reposent contre le mur. C’est à cet endroit précis que, vendredi dernier vers 17 heures, une jeune infirmière de 33 ans a chuté du quatrième étage sous les yeux des passants. Quelques instants plus tard, son compagnon, un ingénieur résidant en région parisienne, se défenestrait lui aussi, malgré les supplications des témoins. De longs moments, il était resté en équilibre sur son balcon avant de sauter.
Immédiatement alertés, les secours arrivaient sur les lieux, situés en face du Café Cortina, pour tenter de sauver le couple. Malheureusement, malgré les soins prodigués par les pompiers et les équipes du SMUR, aucun des deux ne survivait. Dans le même temps, un magistrat du parquet et des policiers rejoignaient le petit square où une bâche était dressée pour abriter les corps des regards indiscrets.
Très vite, la thèse d’une intervention d’un tiers était balayée par le procureur de la République, Philippe Astruc, qui vient de s’exprimer à nouveau à l’issue des autopsies pratiquées, ce mercredi. « Les lésions observées, autres que celles causées par la chute, sont compatibles avec une lutte, ce qui corrobore certains témoignages recueillis auprès des témoins », a-t-il déclaré. « Les investigations se poursuivent dans un cadre criminel (homicide par conjoint). » Dans le quartier où s’est déroulé ce drame, les habitants sont encore sous le choc.



